Bruxelles, 19/03/2012 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Martin Schulz, et la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, ont appelé, vendredi 16 et samedi 17 mars, le Bélarus, dernier pays européen qui l'utilise encore, à introduire « immédiatement » un moratoire sur la peine capitale, première étape vers une abolition universelle, rappelant que l'UE s'oppose à son utilisation.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a souligné samedi sa « consternation » concernant l'exécution au Bélarus d'Uladzislaw Kavalyow, condamné à mort parce qu'il serait responsable de plusieurs attentats dont celui perpétré dans le métro de Minsk, en avril 2011, qui a tué 15 personnes. M. Schulz a souligné qu'il regrettait « profondément » que les autorités biélorusses n'aient pas écouté les appels répétés à ne pas procéder à une exécution. Il a appelé les autorités « à faire preuve de dignité humaine » et à rendre le corps à sa famille. « L'enterrer dans une tombe anonyme est tout simplement honteux et inacceptable au 21ème siècle en Europe », a-t-il précisé. Le président du Parlement a aussi fait part de ses craintes quant au sort inconnu de Dzmitry Kanavalau, également condamné à mort pour la même attaque. « Si ce n'est pas trop tard, je demande instamment aux autorités biélorusses de mettre fin immédiatement à l'exécution », a-t-il expliqué.
La veille, Catherine Ashton avait fait part de sa préoccupation quant à l'annonce faite de la décision du 14 mars du président Lukashenko de ne pas gracier les deux hommes, condamnés à mort par la cour suprême, le 30 novembre 2011. (CG)