Bruxelles, 16/03/2012 (Agence Europe) - Les travaux de la « task force » pour la Grèce commenceraient à être payants, a estimé vendredi 16 mars Horst Reichenbach, à la tête du groupe d'experts mis en place par la Commission. À la lecture du second rapport trimestriel, il assure que, lors des derniers six mois, des progrès ont été réalisés dans les réformes structurelles et pour une plus vaste assimilation des fonds européens. En effet, les taux d'absorption avaient été évalués à 35 %, mais 5% se sont également ajouté début mars, ce qui fait passer les taux à 40,6%, ce qui n'est pas négligeable en comparaison avec la moyenne européenne de 33,5%. M. Reichenbach reconnaît que « les défis sont nombreux » et que « les projets en attente de paiements et d'engagements sont plus nombreux que les moyens disponibles », mais il reste une solution. « Si des programmes ne sont pas réalisés, les fonds seront mis à disposition pour d'autres projets ».
L'autre grand chantier, c'est l'aide aux PME. Pour les renforcer, « l'UE continue à apporter son aide avec 2 milliards d'aide de l'UE et 2 milliards supplémentaires de l'UE et des banques, sous forme de prêts ». Les grands projets d'infrastructure, dans l'énergie ou le transport, ne doivent pas rester au point mort. L'expert allemand a foi dans les concessions autoroutières qui doivent être redynamisées. Il espère aussi que les États membres et le Parlement, qui travaillent sur un instrument de partage des risques, autoriseront son usage dès le mois de mai. M. Reichenbach est optimiste pour la Grèce grâce au dépassement de l'objectif (400 millions) de recouvrement d'arriérés d'impôts
(546 millions d'euros ont été récupérés). Il est convaincu que plus encore peut être fait pour réformer l'administration, notamment en matière d'e-gouvernance, en y associant des experts financiers ou en ressources humaines. Le système de santé publique pourrait aussi encore réduire les dépenses liées aux médicaments, et aux dépenses hospitalières. Autant de pistes à suivre pour que « la Grèce puisse voler de ses propres ailes ». C'est l'objectif final de M. Reichenbach, qui reconnaît tout de même que la « tâche à abattre reste colossale ». (MD)