Très bonne année 2011 pour les professionnels du jouet en Europe. - Le marché du jouet en Europe a bien résisté à la crise, selon une étude de NPD Euro Toys. Les ventes de jouets ont été particulièrement stimulées par les achats effectués juste avant Noël. Après neuf mois de hausse, les ventes ont soudain reculé de 4% en novembre, avant un rebond de 9% en décembre. Le marché du jouet en Europe continue ainsi de montrer une assez bonne résistance aux conditions économiques dégradées, avec une croissance estimée à +2% en 2011 par rapport à 2010. Les données révèlent cependant d'importantes disparités selon les pays européens examinés. L'Allemagne affiche la plus forte performance en Europe avec une progression de +7%, suivie par la France, avec 5% de croissance par rapport à 2010. Le Royaume-Uni, qui reste le premier marché européen du jouet, ne finit en revanche qu'avec une croissance autour de +2,5%. Des résultats plutôt décevants au regard de l'année 2010 puisque le marché anglais avait bénéficié d'une forte croissance de 6%. Enfin, malgré de bons résultats de dernière minute, NPD reporte un recul des ventes par rapport à 2010 de 3% en Italie et de 7% en Espagne. Le marché espagnol avait déjà connu un recul des ventes en valeur de 0,7% en 2010. Par ailleurs, en dépit des incertitudes économiques, les consommateurs ne se tournent pas nécessairement vers les articles moins chers mais ils tentent de dénicher plutôt où trouver un produit donné au meilleur prix. Selon NPD, la part des ventes de jouets en promotion ne cesse d'augmenter dans le temps sur le marché européen. Les consommateurs achètent plus intelligemment et l'achat opportuniste bat des records. Sur les neuf premiers mois de l'année, NPD Euro Toys observe que la part des ventes de jouets en promotion a augmenté de 5% par rapport à 2010 sur la même période. Le développement des promotions vient notamment du circuit internet: en Europe, la part des achats en promotion effectués sur internet a en effet augmenté de 34% sur les neuf premiers mois de 2011 alors qu'on ne constate aucune progression sur la même période pour le circuit en magasin. L'étude révèle également que les achats de jouets se resserrent beaucoup autour du noyau familial et, crise oblige, les acheteurs préfèrent privilégier leur famille proche, enfants et petits enfants. Ainsi, en 2011, les amis et voisins ont considérablement réduit leurs achats de jouets partout en Europe. NPD observe par exemple sur ce groupe de consommateurs une baisse de 22% des achats de jouets en valeur entre janvier et septembre 2011 par rapport à l'année précédente. En revanche, les achats de jouets effectués par les grands-parents ont augmenté en valeur de 3%, sur la même période par rapport à 2011. (IL)