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Bulletin Quotidien Europe N° 10560
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SOCIAL / (ae) social

Cinq États seraient exonérés des objectifs sociaux en 2012

Bruxelles, 23/02/2012 (Agence Europe) - Si la dernière 'Analyse annuelle de la croissance 2012' inclut un nouvel objectif à caractère social pour tous les États membres de l'UE, à savoir « lutter contre le chômage et les conséquences sociales de la crise », les cinq États, qui sont soutenus ou surveillés par la part de la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) pourraient être exonérés de le mettre en pratique, prévient le Réseau européen des associations de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (EAPN), dans une lettre adressée au président de la Commission José Manuel Barroso, mercredi 22 février.

L'EAPN a mis en lumière que les lignes directrices 2012 pour les nouveaux Programmes nationaux de réforme (PNR), qui n'ont pas été rendues public par la Commission, stipulent bien le nouveau critère social à travers des objectifs chiffrés de réduction de la pauvreté, mais indiquent en même temps que les cinq États membres (Grèce, Portugal, Irlande, Lettonie et Roumanie) ne doivent plus recourir au PNR, car les rapports réguliers qu'ils transmettent aux trois institutions sont une base suffisante pour évaluer leur progression. Une progression qui serait ainsi évaluée principalement sur une base macro-économique, par le seul prisme de leur capacité à assainir la situation budgétaire nationale. « Cela apparaît immédiatement comme excluant ces pays de la Stratégie EUROPE 2020, de leur engagements pour une croissance inclusive et d'une réduction de la pauvreté », remarquent les deux signataires de la lettre, le président et le directeur de l'EAPN, Ludo Horemans et Fintan Farrell.

Même si la Commission demandera à ces États d'inclure dans les rapports des informations au sujet de leur « objectifs nationaux EUROPE 2020 », sous forme d'une lettre additionnelle, l'EAPN juge que « le message que ces lignes directrices (pour les PNR, Ndlr) transmettent est particulièrement inquiétant - que l'UE ne se préoccupe que de l'austérité budgétaire et des objectifs macro-économiques, et non de l'impact social des mesures proposées sur la vie des gens ordinaires ».

En conclusion de la lettre, l'EAPN propose cinq recommandations au président de la Commission: (1) un traitement égal devrait être appliqué à tous les États membres de l'UE ; (2) tous les PNR devraient concilier les mesures d'austérité budgétaires avec des programmes de protection sociale ; (3) la participation des partenaires sociaux et de la société civile devrait être obligatoire dans les PNR ; (4) une délégation de la Commission et du Comité de protection sociale devrait surveiller les implications sociales pour les États mis sous surveillance ou soutenus par la troïka ; (5) tous les États membres devraient être sujet à une évaluation précise de leur progrès en matières de lutte contre la pauvreté. (JK)

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