Bruxelles, 21/02/2012 (Agence Europe) - Satisfaction pour l'accord atteint à l'Eurogroupe sur le sauvetage de la Grèce, qui permet d'éviter une contagion de la crise à d'autres pays de la zone euro ; rappel de la nécessité d'une relance de la croissance dans l'Union, après les garanties obtenues à propos de la consolidation budgétaire ; volonté de remettre l'Italie au centre du jeu européen et d'accroître son influence en Europe, en accroissant sa « syntonie » avec les institutions européennes et les autres États membres: ce sont là les principaux points développés par le Premier ministre italien, Mario Monti, le vice-ministre des Finances, Grilli, et le ministre des Affaires européennes, Moavero, à l'issue du Conseil Économie/Finances, réuni à Bruxelles, mardi 21 février.
Le président du Conseil italien a relevé tout d'abord que, presque cent jours après la formation de son gouvernement, de bons progrès ont été faits sur les quatre objectifs qu'il s'était fixés: - « l'Italie est maintenant moins proche d'une chute dans le vide qu'elle ne l'était il y a trois mois ; les marchés et le monde l'ont perçu», a-t-il indiqué, rappelant les mesures énergiques adoptées par son gouvernement et remerciant les partenaires de l'Italie - France, Allemagne et USA en tête - pour leur soutien « psychologique » ; - des dispositifs efficaces (« pare-feu », « fiscal compact », « two pack ») ont pu être posés pour rétablir la discipline budgétaire ; - l'accord atteint à l'Eurogroupe sur l'aide à la Grèce (dont il a souligné les efforts), permet d'éviter une contagion de la crise au reste de la zone euro et d'éviter que l'euro ne devienne un « facteur de désagrégation » ; - il existe une convergence entre douze pays européens sur la nécessité de relancer la croissance en Europe (allusion à la lettre de ces douze pays parmi lesquels figurent aussi le Royaume-Uni et la Pologne, mais pas la France, ni l'Allemagne, EUROPE n° 10557). Après avoir posé les jalons pour garantir la discipline budgétaire, « c'est maintenant le moment de nous concentrer sur la croissance », a-t-il affirmé.
Sur ce dernier point, le ministre Moavero a précisé que l'Italie voudrait un agenda européen « dynamique » sur la croissance, l'emploi et l'action en faveur des PME, qui sont « nos principales priorités »: le prochain Conseil européen pourrait donner lieu à un premier échange de vues et celui de juin pourrait être un « point d'étape » . Pour sa part, M. Monti a souligné la nécessité d'un « deal » entre les pays intégrés sur le plan monétaire et les autres sur les modalités pour faire avancer la compétitivité et la croissance. S'il y a sur ce point des frictions avec la France et l'Allemange, il a insisté sur la nécessité de compromis entre toutes les parties. (FG)