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Bulletin Quotidien Europe N° 10558
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) Énergie

Pétrole iranien, l'UE prête, mais les prix s'envolent

Bruxelles, 21/02/2012 (Agence Europe) - Après la décision de Téhéran de ne plus vendre de pétrole à la France et au Royaume-Uni, d'autres États membres de l'UE ont cessé leurs achats auprès de l'Iran. Grâce à ses stocks stratégiques, l'UE peut faire face aux perturbations de son approvisionnement, que pourrait assurer l'Arabie Saoudite.

Mais avec la menace que l'Iran fait peser sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitent 20% du pétrole négocié dans le monde, les cours s'envolent, avec leurs risques pour les perspectives de croissance.

Suite à l'annonce de l'Iran qu'il mettait un terme à ses ventes de pétrole à la France et au Royaume-Uni, la Commission européenne a indiqué lundi 20 février, en fin d'après-midi, que la Belgique, la République tchèque et les Pays-Bas avaient cessé d'importer du pétrole iranien et que l'Espagne, l'Italie et la Grèce avaient réduit leurs importations. Disposant de stocks pétroliers suffisants - évalués par l'AIE à 136 millions de tonnes, soit 120 jours de consommation ou l'équivalent de 4,5 années d'importations en provenance d'Iran, l'UE est prête à faire face à une éventuelle perturbation de l'approvisionnement, a précisé l'exécutif européen.

Ces mesures de rétorsion accroissent la pression sur l'Iran dans le cadre de l'embargo décidé fin janvier par les Vingt-sept pour sanctionner la poursuite du programme nucléaire iranien, et qui doit entrer en vigueur le 1er juillet. Un délai qui doit permettre aux États membres de trouver des solutions alternatives pour leur approvisionnement, auquel l'Arabie Saoudite participerait en grande partie.

Mais les craintes des opérateurs d'une escalade dans le détroit d'Ormuz, l'unique porte de sortie maritime du golfe arabo-persique, par lequel transitent 17 millions de barils par jour, soit 20% du pétrole négocié dans le monde, et dont l'Iran contrôle une des deux rives, poussent les cours à la hausse. Le cours du Brent évoluait mardi à proximité des 120 dollars le baril, son plus haut niveau ces huit derniers mois.

Un prix non sans risque pour les perspectives de croissance économique de nombreux pays. (EH)

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