Bruxelles, 25/12/2012 (Agence Europe) - Les députés de la commission affaires étrangères ont réitéré leur appel au Conseil, mardi 24 janvier, de fixer, « dans les plus brefs délais, une date pour les négociations d'adhésion » avec l'Ancienne république yougoslave de Macédoine (ARYM). La commission, en adoptant le rapport de Richard Howitt (S&D, britannique), a également demandé que de « nouvelles étapes soient franchies dans le processus d'intégration du pays », et notamment le lancement « immédiat » de la première phase d'alignement de la législation sur l'acquis de l'Union et la mise en œuvre de la seconde phase de l'accord de stabilisation et d'association, qui est actuellement en cours d'examen.
Les députés demandent aussi à l'ARYM et à la Grèce de partir de l'arrêt de la Cour internationale de justice du 5 décembre à propos du différend sur le nom du pays « pour intensifier le dialogue et trouver une solution acceptable pour tous », soulignant qu'ils regrettent « profondément » que ce différend bloque la voie du pays vers l'adhésion de l'Union.
Les eurodéputés saluent les réformes adoptées par le pays, entre autres en matières judiciaire et administrative, tout en appelant à poursuivre ses efforts.
Un Conseil pour évaluer les progrès
La veille, lundi 23 janvier, le Conseil de l'accord d'association et de stabilisation (ASA) entre l'UE et l'ARYM s'est réuni à Bruxelles pour faire le point sur les progrès du pays et annoncer le lancement, au printemps d'un dialogue de haut niveau en vue de l'adhésion du pays à l'UE, afin de « donner une nouvelle impulsion » à la relation UE/ARYM, a souligné le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle. Ce dialogue va aussi « renforcer la coopération au niveau des cinq domaines d'action prioritaires »: la liberté d'expression, l'État de droit, la réforme de l'administration publique, le processus électoral et la lutte contre la corruption, a-t-il ajouté.
L'UE a « salué la volonté du pays » d'assumer les obligations supplémentaires prévues par la deuxième phase de l'ASA. Le Conseil a souligné les réformes mises en place dans de nombreux domaines, tels que les réformes politiques, judiciaires ou encore les progrès réalisés accomplis vers la réalisation des critères économiques et le fonctionnement de l'économie de marché mais aussi les progrès en termes d'alignement sur l'acquis communautaire.
M. Füle a d'ailleurs mis l'accent sur le programme national du gouvernement pour l'adoption de l'acquis. « Pour la première fois, il y a une approche plus systématique. Il couvre les questions que l'on peut facilement répertorier mais aussi les questions liées aux critères politiques de Copenhague, ce qui crée de meilleures conditions pour que l'ensemble du gouvernement utilise ce programme comme base de son action », a-t-il souligné.
Le ministre des affaires étrangères macédonien Nikola Poposki a précisé que son gouvernement allait mettre en place des mesures supplémentaires, en particulier dans les domaines de la magistrature, de l'administration publique, de la lutte contre la corruption, de l'économie et des médias, des domaines dans lesquels le pays doit encore faire des progrès. « Nous ne lèverons pas le pied », a-t-il promis. (CG)