Bruxelles, 05/12/2011 (Agence Europe) - La Cour internationale de justice (CIJ) des Nations unies a statué, lundi 5 décembre, que la Grèce ne s'était « pas conformée » à ses obligations en s'opposant à l'adhésion de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), « au prétexte qu'un nom convenable pour cette ancienne république yougoslave n'avait pas encore été trouvé ». Cependant, la Cour n'a pas jugé nécessaire d'ordonner à la Grèce de s'abstenir à l'avenir de s'opposer à l'adhésion de Skopje à d'autres organisations internationales, alors que l'ARYM le demandait.
Après l'annonce du jugement, le ministère grec des Affaires étrangères a précisé que son pays étudiait la décision « avec tout le respect dû à la CIJ en tant que principal organe de justice des Nations unies ». Il a souligné que l'important est que la Cour engage « les deux parties à continuer les négociations pour trouver une solution sur le nom » de l'ARYM. Le jugement de la Cour ne résout pas le problème du nom du pays, différend qui devra être réglé dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité et sous les auspices des Nations unies, précise le communiqué grec.
L'ARYM avait saisi la Cour internationale de justice le 17 novembre 2008 car elle reprochait à la Grèce d'avoir violé un accord intérimaire conclu en 1995, en mettant son veto à l'adhésion de Skopje à l'OTAN en avril 2008, alors que cet accord précisait qu'Athènes ne s'opposerait pas à l'adhésion de Skopje à une organisation internationale si cela se faisait sous le nom d' 'Ancienne République yougoslave de Macédoine'. La question du nom bloque aussi l'ouverture des négociations d'adhésion du pays avec l'UE. (CG)