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Bulletin Quotidien Europe N° 10509
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Nucléaire, Greenpeace met à mal les stress tests

Bruxelles, 05/12/2011 (Agence Europe) - Réagissant à une action de l'ONG Greenpeace en France pour illustrer des failles dans la sécurité des installations nucléaires, le groupe des Verts/ALE au Parlement européen dénonce l'insuffisance du niveau d'exigence des tests de résistance mené au plan européen.

Décidés à illustrer des failles dans la sécurité des installations nucléaires, des militants de l'ONG Greenpeace ont réussi, lundi 5 décembre au matin, à s'introduire dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, au sud-est de Paris. Si le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant a reconnu des « défaillances » dans le dispositif de sécurité de la centrale en question, et son collègue à l'Énergie Eric Besson réclamé une « enquête approfondie », le président français Nicolas Sarkozy a promis « la transparence » dans la publication des audits conduits sur la sûreté nucléaire conduits dans les 19 centrales du pays.

De leur côté, emmené par le député français Yannick Jadot, les Verts/ALE au Parlement européen dénoncent l'insuffisance du niveau d'exigence des tests de résistance (stress tests) conduits, depuis l'accident survenu en mars à la centrale de Fukushima Daiichi (Japon), dans les 14 États membres de l'UE qui recourent à l'atome, pour évaluer leurs risques. « L'action de Greenpeace prouve qu'il est facile de pénétrer dans une centrale, fait particulièrement inquiétant étant donné la proximité de la centrale de Nogent-sur-Seine avec une zone densément peuplée, et montre la vulnérabilité des installations nucléaires françaises et l'insuffisance de leur audit », s'insurge M. Jadot dans un communiqué. Une action qui prouve aussi, selon le député français, que les stress tests paneuropéens « ne parviennent pas à évaluer les risques posés par des facteurs internes - comme les incendies, les défaillances humaines, la dégradation ou le dysfonctionnement des infrastructures, ou la combinaison de ces facteurs, et évaluent mal les risques de menaces extérieures, comme le crash d'un avion ou d'intrusion humaine ». « Il ne s'agit que d'un exercice de relations publiques pour permettre à l'industrie nucléaire de ne pas changer ses habitudes et de favoriser le moins-disant sécuritaire », conclut-il. (EH)

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