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Bulletin Quotidien Europe N° 10506
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POLITIQUE ÉTRANGÈRE / (ae) affaires ÉtrangÈres

Sanctions pétrolières contre l'Iran, les 27 divisés

Bruxelles, 30/11/2011 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui se réunissent ce jeudi 1er décembre en Conseil, étaient toujours divisés, mercredi 30 novembre, sur le recours à un embargo pétrolier contre l'Iran pour sanctionner son programme nucléaire et sur une date butoir pour ces mesures, selon des sources européennes. La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne seraient favorables à cette extension des sanctions, alors que certains ´pays, tels que l'Italie ou la Grèce, très dépendants du pétrole iranien, seraient plus réticents. « Ce ne sera pas facile d'obtenir à un accord à 27 », a indiqué un diplomate à l'AFP. Les Européens redoutent « un effet déstabilisateur » qui se retournerait contre eux sans avoir de réel impact sur les finances de Téhéran, explique cette source. Selon elle, « les sanctions pourraient faire augmenter les prix du pétrole, et donc les recettes de l'Iran qui gardera de toute façon des clients, comme la Chine ».

Les ministres discuteront jeudi de cet embargo, mais aussi du le gel des avoirs de la Banque centrale iranienne. Selon une autre source, aucune décision ne sera adoptée lors de ce Conseil, mais les ministres pourraient adopter des conclusions sur les prochaines étapes concernant ces sanctions. Mercredi, le contenu des conclusions était encore en discussion. Le Conseil devrait prendre des sanctions contre 179 individus ou entités liés au régime, selon le ministère des Affaires étrangères français. Il devrait réitérer ses « préoccupations sérieuses et profondes » sur la nature du programme nucléaire de l'Iran et les conclusions du rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Il devrait aussi discuter de l'attaque de l'ambassade du Royaume-Uni.

La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères informera les ministres sur la situation du camp d'Archaf, en Irak (voir aussi nouvelle ci-dessous).

Sanctions contre la Syrie. Les ministres devraient également adopter de nouvelles mesures restrictives contre le régime syrien. Ils devraient souligner les efforts de la Ligue arabe et exhorter, une nouvelle fois, les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à assumer leurs responsabilités. La Syrie sera également au cœur du déjeuner, en présence du secrétaire général de la Ligue arabe. Lors du repas, le processus de paix au Proche-Orient, la reconnaissance de la Palestine à l'ONU et le renforcement du partenariat UE/Ligue arabe devraient être abordés.

Le Conseil examinera la situation en Égypte. Il devrait adopter des conclusions montrant sa préoccupation sur les récentes violences et lancer un appel aux autorités transitoires à chercher une voie pacifique et constructive basée sur le dialogue et le respect des principes démocratiques. Il pourrait aussi saluer la signature de l'accord pour la transition politique au Yémen et appeler toutes les parties à respecter leurs engagements à une transition pacifique et ordonnée.

Les ministres des Affaires étrangères feront également le bilan des efforts de l'UE pour appuyer la transition dans son voisinage du sud et réaffirmer ses engagements pour un nouveau partenariat.

Enfin, ils discuteront aussi des développements politiques dans les Balkans occidentaux, en particulier des avancées du dialogue entre la Serbie et le Kosovo, et de la Bosnie-Herzégovine. (CG)

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