Varsovie, 30/11/2011 (Agence Europe) - Le Comité économique et social européen (CESE) a tenu une conférence, jeudi et vendredi derniers à Cracovie, sur la liberté des médias en Europe et dans les pays voisins, notamment les pays du Partenariat oriental. Pendant la rencontre, une large part du débat a été consacrée au développement récent et croissant des médias sociaux. La couverture du 'Printemps arabe' par les acteurs de la révolution de Jasmin est l'exemple le plus fragrant de la démocratisation offerte par les médias sociaux. Même si la question du journalisme citoyen, qui n'est pas soumis aux mêmes règles déontologiques que la profession, doit encore être discutée. Rien ne garantit l'exactitude des informations relayées sur Internet, ni même la vérification des sources.
Luis Valero Melgar, du ministère espagnol des Affaires étrangères, a estimé qu' « Internet est un outil nouveau et relativement peu coûteux dans la gestion de cette révolution de l'information ». Un moyen de diffusion qui fonctionne particulièrement au cœur de la population jeune et la plus active de la société. « Même si l'accès à l'Internet ne concerne que 32 % des Tunisiens et 20% des Égyptiens », ajoute-t-il, « la facilité de communication qu'il implique rend l'effet 'boule de neige' très efficace ».
Elisabeth Linder, directrice du bureau Facebook de Londres, a fait remarquer qu'une partie importante de ce réseau social est « l'exigence de l'authenticité des profils pris en charge. Chaque profil est une personne réelle. Distribués au travers des commentaires sur les profils privés, les problèmes politiques soulevés par les 'amis' Facebook font automatiquement partie de notre réalité virtuelle, qui est alors forgée sur la vie quotidienne ». (VW)