Bruxelles, 04/11/2011 (Agence Europe) - S'agissant des risques pour la santé et l'environnement du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) persiste et signe: il n'y en a aucun, mais la surveillance des risques peut être améliorée, réitère l'EFSA. C'est en substance la teneur d'un avis scientifique sur le rapport 2009 relatif à la surveillance environnementale de la mise sur le marché (PMEM) du MON 810, publié le 25 octobre par l'EFSA.
Au terme de l'évaluation de ce rapport, le groupe GMO de l'EFSA a conclu que la culture du maïs MON 810 pour le cycle de croissance 2009 n'avait pas eu d'effet indésirable sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement, et que ce rapport corroborait donc la conclusion à laquelle était parvenue l'EFSA en 2009 dans son évaluation des risques de cet OGM. Les scientifiques de l'EFSA signalent néanmoins plusieurs points faibles dans la méthodologie utilisée pour la surveillance et le contrôle et formule des recommandations pour y remédier en améliorant la collecte et le compte-rendu des données.
Rappelons que la culture du maïs transgénique MON 810 (seul OGM à être cultivé dans l'UE avec la pomme de terre transgénique Amflora de BASF) est interdite dans sept États membres (France, Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg, et Bulgarie) en vertu de clauses de sauvegarde.
Dans l'impossibilité de contraindre ces pays à lever ces clauses de sauvegarde, la Commission a proposé en juillet dernier un règlement visant à autoriser les États membres à limiter ou interdire sur leur territoire pour des motifs autres qu'environnementaux et sanitaires, la culture d'OGM autorisés au niveau de l'UE. (AN)