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Bulletin Quotidien Europe N° 10489
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JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/bÉlarus

Des personnalités veulent une ligne claire sur la répression

Bruxelles, 04/11/2011 (Agence Europe) - Le député européen Daniel Cohn-Bendit (Verts/ALE, français), la présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), Souhayr Belhassen, l'ambassadeur de France, président d'honneur du Comité de soutien de la FIDH, Stephane Hessel et l'écrivain Jonathan Littell ont dénoncé la politique ambiguë de l'UE concernant la répression au Bélarus. « La communauté internationale semble bien hésitante. (…) Le plus préoccupant demeure l'absence de ligne claire de la part de l'Union européenne », ont-ils souligné dans un point de vue publié le 3 novembre sur le site Internet du quotidien français Le Monde. « Les institutions communautaires doivent parler d'une seule voix, ferme et claire, et exiger la libération (…) de tous les autres prisonniers politiques, ainsi que des changements irrévocables au Bélarus », ont-ils ajouté.

Pour ces quatre personnalités, depuis les élections présidentielles bélarusses en décembre 2010, « l'UE cumule les gestes contradictoires pour tenter d'obtenir les changements souhaités » du régime. Rappelant le renforcement des sanctions à l'encontre du régime de Loukachenko, ils ont souligné que la Pologne a publiquement proposé de verser neuf milliards d'euros au Bélarus « si les conditions concernant les droits de l'Homme, les libertés publiques, et la tenue d'élections démocratiques étaient respectées ». Selon eux, cette offre a eu comme conséquence le remplissage des prisons, « afin de détenir le plus de cartes possibles en vue d'une négociation qui s'annonce serrée ». « Des leviers diplomatiques existent », alors que le Bélarus connait « une crise économique sans précédent, et a plus que jamais besoin du soutien financier de l'Union » ont-ils expliqué.

« L'Histoire vous lance un défi. Et vous, saurez-vous le relever ? ». C'est ainsi que s'interrogent ces personnalités, en paraphrasant le dirigeant du Centre des droits de l'Homme bélarus Viasna, Ales Bialiatski, jugé depuis le 2 novembre pour « évasion fiscale » et qui risque jusqu'à 7 ans de prison. (CG)

 

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