Bruxelles, 04/11/2011 (Agence Europe) - Les dirigeants du G20 de Cannes ont confirmé vendredi 4 novembre leur « détermination » à faire de la conférence climatique mondiale de Durban (COP 17, 28 novembre-9 décembre) « un succès ». Pour cela, ils escomptent « de nouveaux progrès dans tous les domaines de négociation » permettant l'obtention d'un paquet équilibré de mesures, au premier rang desquelles « la mise en œuvre du Fonds vert pour le climat ». S'ils reconnaissent l'importance de trouver des sources innovantes de financement de la lutte globale contre le réchauffement planétaire, les dirigeants se contentent à ce stade - crise économique oblige - de donner mandat à leurs ministres des Finances de poursuivre leurs travaux à ce sujet, au grand dam de Greenpeace International.
Dans un communiqué, l'ONG environnementale déplore qu'aucun accord n'ait pu être trouvé sur la moindre de ces sources de financement innovantes. « Le seul espoir que l'on puisse nourrir, c'est que de nouveaux efforts soient consentis pour créer une taxe carbone équitable sur le transport. En renonçant à débattre de la suppression des subventions aux combustibles fossiles - un engagement pourtant pris par les dirigeants il y a deux ans, - le G20 a manqué une réelle occasion de soustraire aux entreprises polluantes les subventions dont elles jouissent pour transférer ces fonds aux pays qui ont le plus à souffrir du changement climatique », déclare Patricia Lerner de Greenpeace. Certes, la crise grecque était le sujet le plus pressant, mais de l'avis de l'ONG, le G20 a choisi de privilégier « le sauvetage d'un système financier à la dérive plutôt que la garantie de sécurité de ses citoyens et de notre planète ». (AN)