Bruxelles, 02/11/2011 (Agence Europe) - Le Portugal, sous assistance financière, redoute d'être fragilisé par le référendum en Grèce sur le plan anticrise de la zone euro, alors que Lisbonne a mis un point d'honneur à respecter les engagements pris auprès de ses créanciers.
« À un moment où l'Europe a le plus besoin de signes de confiance, on est face à une situation contribuant à de l'insécurité et de l'imprévisibilité », a ainsi déclaré le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Portas, interrogé par la presse portugaise lors d'une visite officielle à Caracas.
Troisième pays de la zone euro après la Grèce et l'Irlande à bénéficier d'une aide exceptionnelle, le Portugal a obtenu du FMI et de ses partenaires européens un prêt de 78 milliards d'euros sur trois ans. Il s'est engagé en échange non seulement à respecter les recommandations d'austérité de ses bailleurs de fonds, mais encore à aller au delà.
« Je veux dire à mes compatriotes que plus ils verront de signes d'instabilité et de division dans d'autres pays, plus ils devront valoriser la stabilité et le consensus au Portugal », a souligné M. Portas.
Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a indiqué que son pays allait demander des ajustements au programme d'aide financière à l'occasion de la prochaine évaluation trimestrielle de la troïka (FMI, BCE et UE), représentant les créanciers du Portugal. Il pourrait envisager d'alléger les mesures d'austérité ou vouloir obtenir des délais supplémentaires pour redresser les finances du pays. (LC)