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Bulletin Quotidien Europe N° 10487
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/Énergie

Nucléaire, la Belgique envisage une sortie totale

Bruxelles, 02/11/2011 (Agence Europe) - Dans le sillage de l'Allemagne, l'Espagne et la Suisse, qui ont d'ores et déjà renoncé, à diverses échéances (2022, 2028 et 2034 respectivement), à l'énergie atomique, ou de l'Italie, qui s'est récemment réengagée à ne pas recourir à ce type de source d'énergie, la Belgique envisage la fermeture progressive de ses sept réacteurs.

Les différentes composantes du nouveau gouvernement fédéral belge en cours de formation se sont mises d'accord, dimanche 30 octobre, sur un plan de sortie progressive du nucléaire, sur la base d'une loi de 2003, rangée aux oubliettes. La Belgique avait en effet décidé en 2009 de prolonger de 10 ans la durée de vie de ses réacteurs les plus anciens. Une mesure qui n'était toutefois jamais entrée en vigueur, faute à la longue vacance du gouvernement belge. Depuis, le débat sur le bien-fondé du nucléaire a été relancé en Belgique après l'accident à la centrale nippone de Fukushima le 11 mars.

Le plan discuté dimanche prévoit dans un premier temps la fermeture d'ici 4 ans des trois réacteurs les plus anciens du parc nucléaire belge. L'abandon total du nucléaire interviendrait d'ici 2025, à condition que la Belgique, dont 55% des besoins en électricité (soit une production annuelle de 44 milliards kilowattheures) sont couverts par l'énergie atomique, sécurise son approvisionnement en recourant à d'autres sources.

Si la fermeture des centrales de Doel (4 réacteurs pour 2 839 mégawatts de capacité), en Flandre, et Tihange (3 réacteurs pour 3024 mégawatts), en Wallonie, est avérée, la Belgique devra trouver de nouvelles capacités de l'ordre de 5 863 mégawatts.

Filiale de GDF Suez, propriétaire des 2 centrales, le groupe belge Electrabel s'est étonné de cette décision, au regard des études prospectives réalisées par le régulateur national et l'administration fédérale dont les conclusions identiques avaient amené Bruxelles à opter pour la prolongation des plus vieux réacteurs. (EH)

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