Bruxelles, 02/11/2011 (Agence Europe) - La politique de cohésion telle qu'elle se dessine pour 2011-2020 devrait mieux répondre aux problèmes de pauvreté et d'inclusion sociale. Le Réseau européen anti-pauvreté (EAPN) élabore des pistes pour que les fonds structurels permettent à l'UE d'atteindre l'objectif chiffré de 20 millions de pauvres en moins en Europe d'ici 2020. Pour ce faire, il serait nécessaire, selon l'ONG, d'apporter des améliorations aux propositions législatives de la Commission européenne sur la politique de cohésion après 2013.
Plus de place pour les ONG. Le principe du contrat de partenariat, conclu entre les États membres et la Commission préalablement à l'octroi de financement pour des projets de cohésion, devrait être étendu à la société civile. Celle-ci ne devrait pas seulement être « impliquée » dans la préparation des contrats, comme le prévoit le règlement actuel, mais les ONG et représentants de la société civile devraient être liés à la Commission par ces partenariats au même titre que les États membres afin de maximiser les chances de réussite dans la réduction de la pauvreté. Par ailleurs, l'EAPN plaide pour que les petites ONG aient un accès facilité aux fonds structurels, surtout dans le cadre des projets transnationaux.
De plus, le réseau voit d'un mauvais œil la possibilité d'intégrer le programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) au Fonds social européen. Si tel était le cas, il faudrait alors augmenter l'enveloppe budgétaire pour la politique de cohésion afin de conserver une marge financière pour conserver l'efficacité du programme.
Budget et conditions macro-éco. Á l'instar de beaucoup d'autres ONG, le réseau anti-pauvreté s'insurge contre l'insertion de la conditionnalité macro-économique, qui risquerait de supprimer des fonds aux États membres récalcitrants dans la maîtrise de leur budget, et que le réseau juge en contradiction avec le principe de solidarité. L'EAPN appelle également à ce que le cadre financier 2016-2020 dote la politique de cohésion et les fonds structurels de façon ambitieuse, et que l'enveloppe soit revue plutôt à la hausse qu'à la baisse, comme le souhaite certains États membres.
Ces recommandations du réseau anti-pauvreté ont été publiées mercredi 2 novembre et s'adressent surtout aux directeurs généraux en charge de la politique de cohésion qui se réuniront à Varsovie les 3 et 4 novembre. (MP)