Bruxelles, 02/11/2011 (Agence Europe) - Le ministre grec de la Protection des citoyens, Christos Papoutsis, a reconnu mardi 1er novembre les difficultés de son pays au sein de l'espace Schengen et n'a pas exclu de possibles sanctions de la part des 24 autres pays membres de l'espace de libre circulation, selon le site web du quotidien Ekathimerini.
Jeudi 27 octobre, les ministres de l'Intérieur de l'UE comme la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, ont émis de sérieuses réserves sur les progrès d'Athènes visant à améliorer son système d'asile et à renforcer la surveillance de ses frontières vis-à-vis de l'immigration illégale. Le pays se trouve sous monitoring de l'UE, qui a débloqué des fonds à Athènes pour entamer des programmes de construction de centres de rétention notamment et y déploie régulièrement des missions d'experts ou des missions de l'agence Frontex.
Selon le quotidien, le ministre Papoutsis a indiqué que la question de Schengen n'était pas encore résolue et que la « possibilité d'être exclu » de l'espace de libre-circulation planait toujours sur le pays.
Cette exclusion dans les faits se traduira par la possibilité pour les États voisins de réintroduire des contrôles à leurs frontières avec la Grèce, selon les nouvelles règles européennes en préparation visant à réformer la gouvernance de Schengen. Devant intervenir en dernier ressort, ces contrôles aux frontières seront en théorie permis quand la défaillance d'un pays membre de Schengen à contrôler sa partie de frontières extérieures communes de l'UE aura été constatée. La Commission européenne veut par ailleurs pouvoir décider du rétablissement de ces contrôles, prétention que lui refusent cependant une série d'États membres, comme la France ou l'Allemagne qui souhaitent eux que cette décision reste entre les mains des gouvernements nationaux. (SP)