Bruxelles, 28/10/2011 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et le commissaire à l'Élargissement Stefan Füle ont félicité vendredi 28 octobre le parti Ennahdha, qui est arrivé en tête aux élections de l'Assemblée constituante tunisienne, avec plus de 40% des suffrages, selon les résultats préliminaires du 27 octobre. Ils ont annoncé que l'UE apporterait son soutien au pays.
« L'UE se réjouit à la perspective de collaborer étroitement avec la nouvelle assemblée et les autorités et institutions tunisiennes pour répondre aux aspirations des Tunisiens à la démocratie, à la liberté, à la justice sociale et à la dignité », ont-ils déclaré, dans un communiqué conjoint, réaffirmant « la détermination totale » de l'UE « à continuer de soutenir la société tunisienne politiquement et financièrement ».
Catherine Ashton et Stefan Füle ont souligné qu' « il incombe désormais à l'Assemblée constituante fraîchement élue de rédiger la nouvelle Constitution du pays. Elle devra s'atteler à cette tâche fondamentale dans un esprit de consensus afin de construire un nouvel État démocratique ».
La présidente de la commission politique, de sécurité et des droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée Tokia Saïfi (PPE) a expliqué que les différentes forces politiques et la société civile doivent « garantir le respect des aspirations exprimées par les électeurs ». « La responsabilité et le discernement de l'Assemblée constituante seront décisives pour la construction de la Tunisie de demain », a-t-elle ajouté.
De son côté, le président du groupe ADLE au PE Guy Verhofstadt avait souligné, le 26 octobre, qu' « il appartient à Ennahdha, parti politique islamiste modéré, de prouver qu'il peut trouver un équilibre entre l'islam modéré et la démocratie ainsi qu'entre la liberté et l'égalité entre les hommes et les femmes. Le fait qu'il doive former une coalition avec les partis laïcs renforce cette idée ».
Catherine Ashton et Stefan Füle ont appelé au calme et à la retenue après les affrontements survenus lors de l'annonce des résultats préliminaires. Les manifestants protestaient contre le retrait de la liste d'un homme d'affaire tunisien basé à Londres, Hechmi Haadmi, arrivé 4ème avec 19 sièges, en raison de son invalidation dans six circonscriptions pour « irrégularité de financement ». (CG)