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Bulletin Quotidien Europe N° 10485
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) pe/climat

Pour un soutien sans équivoque à la poursuite du Protocole de Kyoto

Bruxelles, 28/10/2011 (Agence Europe) - Ambition maximum. C'est le mot d'ordre de la commission de l'environnement du Parlement qui demande à l'UE de faire preuve de leadership à la conférence climatique onusienne de Durban (COP 17, 28 novembre -9 décembre), de soutenir ouvertement et sans ambiguïté la poursuite du Protocole de Kyoto après 2012 et de viser, dans son propre intérêt, davantage qu'une réduction de 20% de ses émissions à l'horizon 2020.

Ce sont là les principaux axes du rapport adopté à une large majorité (53 voix pour, 4 contre, 3 abstentions) le 26 octobre à Strasbourg et qui guidera le vote de la session plénière de novembre (15-17 novembre), quelques jours avant le coup d'envoi de la COP17

« La poursuite du protocole de Kyoto déterminera le succès ou l'échec du sommet de Durban. L'UE doit faire preuve du leadership nécessaire pour empêcher l'enlisement des négociations climatiques », a souligné Jo Leinen (S&D, Allemagne), président de la commission parlementaire, résumant ainsi, à l'issue du vote, la teneur de la résolution et l'enjeu.

Les eurodéputés estiment que l'UE devrait accorder à la poursuite du Protocole de Kyoto (dont la première période d'engagement expire à la fin de 2012) un soutien « public et non équivoque » car c'est l'unique instrument international contraignant et qu'il faut absolument empêcher tout vide juridique.

S'ils continuent de plaider pour le rehaussement de l'objectif unilatéral de l'UE (20%), c'est qu'ils sont convaincus que l'économie de l'UE a tout à y gagner en termes d'emplois verts de croissance verte et de sécurité. Ils formulent l'inquiétude la plus vive face au fossé qui sépare les engagements de réduction actuellement sur la table et l'objectif recommandé par la communauté scientifique (entre 25% et 40%) pour respecter l'objectif de 2 degrés Celsius.

S'agissant du financement de la lutte contre le changement climatique, la commission de l'environnement souhaite que l'UE porte sa contribution à 30 milliards de dollars garantis par an sur les 100 milliards requis chaque année à compter de 2020 pour soutenir les efforts des pays en développement.

La commission de l'environnement insiste sur l'importance d'inclure le transport maritime et aérien international dans la lutte globale contre le changement climatique, presse l'UE de défendre bec et ongles sa législation qui inclut l'aviation civile dans l'ETS à compter de janvier 2012. (AN)

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