login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10485
Sommaire Publication complète Par article 18 / 32
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/transport

Être proactif, le nouveau paradigme pour la sécurité aérienne

Bruxelles, 28/10/2011 (Agence Europe) - L'Europe veut se hisser à la première place mondiale en matière de sécurité aérienne. Pour ce faire, la Commission a établi, dans une communication datant du 25 octobre, les défis à surmonter pour parvenir à cet objectif ainsi que 10 actions à compléter dans un avenir proche afin que l'objectif soit réalisable. Le Livre Blanc pour le transport prévoit de réduire de moitié les accidents aériens d'ici 2050, la proportion étant actuellement d'environ 2 pour 10 millions. Or, depuis 2004, la tendance à la baisse s'est ralentie alors que le nombre de vols continue d'augmenter. Il s'agit donc de ne pas relâcher les efforts en matière de sécurité aérienne. La Communication de la Commission lance des pistes dans cette direction.

Devenir proactif. La Communication part d'un postulat de départ simple en stipulant: « Nous devons passer d'un système réactif, où la réglementation est modifiée en fonction de l'expérience acquise, à un système proactif, qui vise à anticiper les risques de sécurité potentiels afin de réduire encore davantage la probabilité de survenance d'accidents ». Le rôle législateur de la Commission ne suffit plus, il faut maintenant agir sur les risques liés à la sécurité aérienne comme le résume le commissaire européen responsable du transport, Siim Kallas: « Si nous souhaitons continuer à améliorer la sécurité, nous ne pouvons pas compter uniquement sur la régulation. Nous devons tendre à un système qui soit proactif, basé sur des preuves et prendre des actions en amont pour éviter des évènements indésirables ». Il faut donc récolter des preuves, et cela ne peut se faire que si tous les acteurs de l'aviation coopèrent et partagent l'information.

10 actions. Pour concrétiser cette nouvelle approche, la Communication de la Commission a établi une dizaine d'actions. Il est question de réviser en 2012 la Directive 2003/42/CE relative au signalement des évènements. Actuellement la collecte et l'analyse des évènements se produisant dans l'aviation est fragmentée, entre les États membres et d'autres autorités compétentes, ce qui ne permet pas d'extraire des informations pertinentes. De plus, sur base de l'évaluation d'impact en cours sur le compte rendu des évènements, la Commission pourrait formuler des propositions pour poursuivre l'analyse à l'échelon européen, voir même proposer une classification commune de l'évaluation des risques. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) devrait aussi établir un plan d'action pour la sécurité aérienne qui puisse éclaircir la Commission sur la meilleure marche à suivre pour atténuer les risques. Ce plan d'action serait mis à jour annuellement afin de déterminer quels sont les progrès réalisés sur base d'indicateurs. Ces derniers doivent encore être acceptés par toutes les parties prenantes. Le mot d'ordre en matière de sécurité aérienne sera donc le partage d'information. (MD)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES