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Bulletin Quotidien Europe N° 10460
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/mÉditerranÉe

Le Conseil veut négocier quatre accords commerciaux

Bruxelles, 26/09/2011 (Agence Europe) - Les ministres du Commerce des États membres de l'UE, réunis lundi 26 septembre à Bruxelles, ont décidé d'offrir à quatre pays, la Tunisie, le Maroc, l'Égypte et la Jordanie, le droit de négocier avec l'Union européenne de nouveaux accords commerciaux, selon une approche différenciée. L'objectif est, selon le président en exercice de ce Conseil, le ministre polonais Marcin Korolec, d'émettre un « signal politique » en direction de ces pays considérés comme les acteurs principaux du
« printemps arabe ». L'UE doit renforcer ses relations avec son voisinage pour commencer, a-t-il dit, en substance.

Karel de Gucht, le commissaire européen au Commerce, a ajouté que la Libye sera concernée à un stade ultérieur et qu'il s'agira de « redémarrer les négociations (entamées mais non terminées) » avec ce pays sur « de nouvelles bases ». Il a précisé que des mandats de négociation seront arrêtés avant la fin octobre sur base d'une proposition amorcée par la Commission le 21 septembre.

Le Conseil sera appelé à adopter une « plateforme globale » pour les quatre pays mais la négociation avec chacun se fera séparément et les résultats ne seront pas forcément identiques. Tout dépendra des progrès que chaque pays obtiendra séparément, mais l'objectif sera commun, à savoir une intégration de leur marché à celui de l'UE et une intégration au marché intérieur européen. Dans cette perspective, la Commission et le Conseil se proposent d'accélérer les négociations sur les régimes d'accès des produits agricoles et sur les services.

Ainsi, chacun négociera selon ses spécificités, a ajouté le commissaire au Commerce, reprenant l'argument du ministre français Pierre Lellouche, qui a, au nom de son pays, déposé un « projet d'initiative » pour marquer une plus grande rupture avec l'approche globale régionale définie jusqu'à présent et dont l'aboutissement devait être la création d'une zone de libre-échange multilatérale Euromed dès 2010. M. De Gucht estime que la proposition française diffère de celle approuvée, car la première prône une séparation complète des mandats entre les quatre pays. Le Conseil préfère concevoir les mandats sur base d'une « plateforme commune »: « Pas de mandat global », avait pourtant martelé Pierre Lellouche. À son avis, « adopter un mandat de négociation avec une zone géographique ne correspondant pas à une réalité politique et commerciale serait inapproprié » et l'option d'un mandat global serait « inadaptée ». Pourquoi révisez-vous l'approche concernant l'espace euro-méditerranéen: « Le Conseil nous l'a demandé », répond, laconique, le commissaire De Gucht. (FB)

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