Bruxelles, 26/09/2011 (Agence Europe) - Le sommet du Partenariat oriental (PO), considéré comme le point fort de la présidence polonaise, va se dérouler les jeudi 29 et vendredi 30 septembre, à Varsovie (Pologne). Organisé par le Premier ministre polonais Donald Tusk et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le sommet accueillera les délégations des 27 États membres de l'UE (majoritairement des chefs d'État et de gouvernement (à l'exception de la France, du Royaume-Uni et de l'Italie), des six États partenaires (l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, l'Arménie et, sous réserve, le Bélarus), le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton. Alors que toute l'attention s'est portée ces derniers mois sur le « Printemps arabe », Varsovie tente, à travers un rapprochement entre les événements survenus au sud et les aspirations démocratiques et européennes à l'est, de (re)faire du Partenariat oriental une priorité dans la politique européenne de voisinage. Allié historique des membres du PO, la Pologne espère arriver à boucler rapidement les négociations autour de l'Accord d'association et de l'accord de libre-échange approfondi et global (ALEAG) avec l'Ukraine et ce malgré le procès toujours en cours de l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, un dossier qui reste une épine dans le pied des relations entre l'UE et l'Ukraine (EUROPE nº10443). Le verdict, initialement prévu pour début septembre, a été repoussé au 27 septembre. Un report qu'il est difficile d'envisager comme n'ayant aucun lien avec les négociations en cours dans le cadre du PO. D'autre part, la présidence polonaise souhaiterait une ouverture rapide de deux autres ALEAG avec la Géorgie et la Moldavie, mais cela dépendra du feu vert de la Commission. Quant au Bélarus, le suspens a levé, vendredi 23 septembre, avec l'annonce faite par le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski qui a déclaré qu'une invitation formelle a finalement été envoyée à son homologue biélorusse Sergueï Martynov, le président biélorusse Alexandre Loukachenko étant persona non grata sur le territoire de l'UE, depuis la répression continue des manifestants qui a suivi sa réélection en 2010. Ainsi, malgré une grande ambition de la part de la présidence polonaise, le prochain sommet ne devrait pas déboucher sur des avancées significatives. Varsovie souhaiterait offrir une perspective tangible pour une adhésion à l'UE des membres du PO ou au moins un assouplissement des régimes de visa, des propositions qui sont loin d'avoir les faveurs des autres États membres, notamment de la France et de l'Allemagne. (JK)