Bruxelles, 22/09/2011 (Agence Europe) - Après les heurts survenus la veille à Lampedusa, le groupe des Verts/ALE au Parlement européen a estimé jeudi 22 septembre que ces incidents démontraient une nouvelle fois la nécessité d'une réponse européenne.
Des violences ont éclaté mercredi 21 septembre sur l'île italienne de Lampedusa entre policiers, habitants et quelques centaines de migrants tunisiens. Ces derniers manifestaient afin de dénoncer leurs conditions d'accueil et l'accord conclu le 19 septembre dernier entre les autorités tunisiennes et italiennes. Une douzaine de personnes ont été blessées.
Hélène Flautre (Verts-ALE, française) a estimé dans un communiqué que le gouvernement italien a « délibérément laissé pourrir la situation des migrants tunisiens en refusant de les transférer de Lampedusa vers des centres de la péninsule moins surpeuplés. L'Italie a ainsi créé toutes les conditions pour qu'une révolte éclate au mépris des nombreuses alertes lancées depuis des mois par la société civile ». Pour les Verts/ALE, cette situation explosive « est la conséquence directe de l'indifférence des États membres vis-à-vis du principe de solidarité et montre l'incapacité de l'Union à proposer des solutions d'accueil dignes et humaines ». Selon Mme Flautre, l'accord conclu en début de semaine entre l'Italie et la Tunisie qui prévoit une expulsion à la chaîne des migrants tunisiens « doit être à ce titre condamné ».
Actuellement en mission en Libye, elle ajoute: « La situation en Libye est tout à fait préoccupante: l'UE doit se saisir de toute urgence de la situation des subsahariens coincés en Libye et dans les camps aux frontières égyptiennes et tunisiennes pour éviter de nouveaux drames ». Selon elle, leur réinstallation dans les États membres serait une contribution essentielle à la transition démocratique en cours et un pas décisif pour la crédibilité de l'Union à ce tournant historique de son voisinage. (LC)