Bruxelles, 22/09/2011 (Agence Europe) - Le président du Comité économique et social européen Staffan Nilsson plaide pour une relance du projet européen afin de faire face à la crise économique et sociale qui affecte durement l'Union européenne. Il encourage « fortement » les dirigeants européens à « annoncer rapidement des mesures conséquentes de renforcement de la gouvernance économique de l'UE », dans un communiqué. Ces mesures doivent aboutir à un renforcement du « processus d'intégration politique et économique ». Elles concernent notamment une politique « ambitieuse » d'investissements, de soutien à l'emploi et de protection des couches sociales les plus vulnérables. Des « réformes structurelles » sont certes nécessaires dans les États membres, avec « un rôle croissant d'appui et de pilotage de la Commission européenne », mais elles ne peuvent pas tout à elles seules dans la mesure où elles comportent le risque de précipiter l'Europe dans une nouvelle récession. Sur le plan financier, M. Nilsson réitère sa confiance à l'égard de la monnaie unique en tant que « projet politique essentiel pour l'avenir de l'UE ». Il soutient le renforcement des fonds européens de sauvetage. Après ratification dans les dix-sept pays de la zone euro, la Facilité EFSF devrait être en mesure de racheter des titres de dette d'un pays en difficulté sur les marchés secondaire et d'octroyer des prêts, en urgence et sous condition, pour soutenir le secteur bancaire d'un pays même lorsque celui-ci n'est pas soumis à un programme d'ajustement économique.
Ressources propres. Selon M. Nilsson, l'UE doit se doter de ressources financières propres qui passeraient notamment par la création d'une taxation sur les transactions financières (voir autre nouvelle). Le président du CESE plaide également pour l'introduction d'« euro-obligations » qui permettraient de stimuler les investissements. Et d'exhorter les partenaires sociaux à se mobiliser en faveur d'une Europe « forte, durable et porteuse d'espérance pour ses citoyens ». (MB)