Bruxelles, 15/06/2011 (Agence Europe) - La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a avalisé, mercredi 15 juin à une grande majorité, la nomination de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne. Cette recommandation non contraignante sera endossée par la session plénière la semaine prochaine. Selon toute vraisemblance, le Conseil européen se prononcera dans la foulée à la majorité qualifiée en faveur de la candidature de l'actuel gouverneur de la Banca d'Italia. Une décision finale sera prise en juillet par le Conseil Écofin.
Les eurodéputés ont questionné M. Draghi sur son expérience professionnelle et la crise de la dette dans la zone euro (EUROPE n°10397). Celui-ci a réitéré la position de la BCE hostile à toute participation des créanciers privés aux coûts d'un deuxième sauvetage pour la Grèce qui ne serait pas volontaire et provoquerait un défaut grec, même partiel. Il a estimé que la crise de la dette et la dépendance de certaines banques aux liquidités bon marché de la BCE ne devaient en aucun cas détourner l'institution européenne de sa mission première, à savoir maintenir l'inflation à un niveau proche mais en dessous de 2%. M. Draghi a par ailleurs nié avoir eu connaissance des agissements de la banque d'investissement américaine Goldman Sachs qui avait aidé la Grèce à maquiller son endettement abyssal au moyen d'artifices comptables avant que celui-ci ne devienne en 2002 un de ses employés. (M.B.)