Bruxelles, 06/06/2011 (Agence Europe) - Les dirigeants de l'Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, de l'Italie et de l'Espagne ont appelé le 5 juin les Yéménites à « respecter la trêve amorcée par le roi d'Arabie saoudite » pour rétablir la paix au Yémen. « Après des mois de désordres et de violences, qui ont contribué à la souffrance considérable de la population yéménite et causé des destructions énormes, nous prions avec insistance tous les responsables civils et militaires du Yémen de respecter la trêve engagée par le roi d'Arabie saoudite Abdallah », écrivent Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, David Cameron, Silvio Berlusconi et José Luis Zapatero dans une déclaration commune publiée dimanche. « Nous appelons les Yéménites, dans un esprit d'unité nationale et de dialogue, à trouver rapidement le chemin de la réconciliation, sur la base, en particulier, de l'initiative du Conseil de coopération du Golfe, dont nous soutenons les propositions sans restriction, pour que le peuple yéménite choisisse démocratiquement son gouvernement. Nous sommes disposés à lui apporter en cela notre plein soutien », ajoutent-ils. Les cinq chefs d'État ou de gouvernement remercient en outre Riyad d'avoir pris en charge médicalement le président yéménite opéré avec succès dimanche dans la capitale saoudienne après avoir été blessé dans un attentat.
Jerzy Buzek: « Le temps du changement est arrivé ». Commentant les récents développements de la situation au Yémen et la probable disparition de la scène du président Ali Saleh, blessé et transféré en Arabie saoudite pour des soins, le président du Parlement européen a déclaré dimanche 5 juin que « ce départ (de Ali Abdullah Saleh) ne doit pas mener à une reprise de la violence » mais être plutôt l'« occasion de s'engager dans la voie de la réconciliation et de la transition pacifique ». Il appelle toutes les parties en cause à cesser le feu mais estime toutefois que la fin des combats relève en premier de la responsabilité des autorités du pays. « Le temps du changement et du dialogue est arrivé, le Yémen a assez souffert et son peuple a envie de liberté, d'unité et de paix. Ses aspirations sont vraiment démocratiques », estime M. Buzek. L'UE et la communauté internationale doivent être prêtes à soutenir le peuple yéménite, dit-il encore. (H.B./F.B.)