Bruxelles, 06/06/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne et la présidence hongroise du Conseil représentent de concert l'Union européenne aux négociations climatiques internationales qui ont repris lundi 6 juin à Bonn au niveau des experts (6-17 juin).
Sans attendre de miracle, l'UE compte néanmoins que ces pourparlers préparatoires à la conférence climatique de Durban (Afrique du Sud, en décembre) permettront d'engranger des progrès sur les questions de fond. Il faut entendre par là que les experts permettent à la conférence de Durban (COP 17) de rendre opérationnels les accords obtenus à Cancún, de s'attaquer aux questions laissées de côté à Cancún (comme la création de mécanismes sectoriels de crédits d'émissions et des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'aviation et du transport maritimes internationaux). Mais il convient aussi qu'à Cancún, l'on puisse s'acheminer vers un accord global juridiquement contraignant avec la participation du plus grand nombre de pays dans la lutte contre le réchauffement climatique, précise la Commission dans un communiqué. Le temps presse. Christiana Figueres, secrétaire exécutive de l'UNFCCC, ne s'y trompe pas. « Les gouvernements ont une responsabilité inévitable de faire des progrès notables vers les objectifs climatiques de 2011 dont ils sont convenus à Cancún. Ils se sont engagés à contenir la hausse globale des températures moyennes à 1,5 ° degrés maximum. Il est plus crucial que jamais que tous les efforts soient mobilisés pour respecter cet engagement », a-t-elle averti lundi, à l'ouverture des travaux. (A.N.)