Bruxelles, 27/05/2011 (Agence Europe) - Le groupe ADLE du Parlement européen se dit satisfait de l'accord commun dégagé par la commission spéciale sur les défis politiques et les ressources budgétaires de l'UE. Le résultat est une position « ambitieuse mais raisonnée » que le Parlement européen s'apprête à défendre, selon un communiqué du groupe (EUROPE n° 10387). Plusieurs États membres, par des calculs budgétaires à courte vue, menacent de geler les dépenses à un niveau qui ne permettra pas à l'UE d'assumer ses missions durant les sept années à venir, selon le groupe ADLE.
Pour cette commission spéciale, il est nécessaire d'augmenter de 5% les dépenses sur l'ensemble de la prochaine période de programmation (2014-2020) par rapport à l'exercice 2013. Par ailleurs, le rapport ajoute de nouvelles dispositions garantissant une meilleure flexibilité dans la gestion budgétaire annuelle. Quant au financement, l'ADLE a obtenu que l'accord de la commission spéciale se fasse sur le principe d'une « nouvelle ressource propre en remplacement de la ressource basée sur revenu national brut (RNB) et dans le cadre d'un système transparent où toutes les ristournes et autres rabais seront supprimés ».
Carl Haglund se dit déçu que le Parlement n'ait pas été disposé à soutenir davantage de réaffectations au sein du budget afin de garantir un financement suffisant pour les priorités futures. Guy Verhofstadt a conclu: « L'UE a un urgent besoin de renouer avec ses principes budgétaires fondateurs et de se doter d'un système de ressources propres, certes respectueux de la souveraine fiscale des États membres, mais aussi débarrassé du jeu du qui perd gagne qu'entraîne le système actuel de contributions nationales ». (L.C.)