Bruxelles, 27/05/2011 (Agence Europe) - Dirigeants européens et nippons devraient marquer leur accord de principe sur le lancement futur de discussions pour un accord de libre-échange.
Le sommet annuel UE/Japon, qui réunira les présidents Herman Van Rompuy (Conseil européen), José Manuel Barroso (Commission) et le Premier ministre nippon Naoto Kan le 28 mai à Bruxelles, donnera le feu vert politique, au plus haut niveau, au lancement possible de négociations pour un accord bilatéral de libre-échange, afin d'approfondir les relations économiques entre les deux économies, dans un contexte défavorable pour un Japon meurtri par une double catastrophe naturelle et un accident nucléaire de grande ampleur.
Européens et Japonais devraient procéder, dans les six prochains mois, à un exercice de délimitation du champ du futur accord (scoping), avant de débuter les négociations. Réaffirmant l'importance stratégique de la relation UE/Japon, le Conseil européen du 25 mars avait donné son aval aux possibles négociations pour un accord de libre-échange, pourvu que Tokyo se montre disposé à s'attaquer à ses barrières non tarifaires et ses restrictions à l'accès aux marchés publics nippons.
Outre les questions économiques, dirigeants européens et nippons discuteront de la coopération en matière d'énergie et de sûreté nucléaire, et aborderont les dossiers internationaux.
Le déficit commercial de l'UE s'est réduit. Les exportations européennes de marchandises vers le Japon sont restées stables entre 2000 et 2010, ne perdant qu'un milliard en valeur, de 45 à 44 milliards d'euros, mais les importations de l'UE en provenance du Japon ont reculé de 30%, passant de 92 à 65 milliards d'euros sur la période, réduisant ainsi le déficit de l'UE-27 de 47 à 21 milliards. Comptant pour 3% des exportations de l'UE et 4% de ses importations, le Japon était, en 2010, le sixième partenaire commercial des Vingt-sept. Au plan des investissements, les IDE de l'UE au Japon ont régressé de 5,6 milliards d'euros en 2007 à 1,8 milliard en 2008 puis 0,2 milliard en 2009, avant un désinvestissement de 4,1 milliards en 2010. Les IDE du Japon ont eux aussi régressé de 19,1 milliards d'euros en 2007 à 1,5 milliard en 2010. (E.H.)