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Bulletin Quotidien Europe N° 10381
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/syrie

Vers une extension des sanctions, aussi au président al-Assad

Bruxelles, 18/05/2011 (Agence Europe) - Les États membres s'apprêtent à élargir les sanctions européennes déjà en place contre le régime syrien à une douzaine de personnes dont le président Bachar al-Assad. Une décision de principe à cet égard pourrait être prise lundi prochain (23 mai) quand se réuniront à Bruxelles les ministres des Affaires étrangères sous la présidence de Catherine Ashton. Jusqu'ici, les « mesures restrictives » de l'UE (gel des avoirs, interdiction de visa) ne visent que 13 responsables et proches du président syrien, mais pas Bachar al-Assad lui-même (EUROPE n°10373). Ces sanctions, ainsi qu'un embargo sur les ventes d'armes et d'équipements pouvant être utilisés à des fins de répression interne, sont en vigueur depuis le 10 mai. Plusieurs pays - France, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas, Danemark en tête - ont fait pression pour que le chef de l'État syrien, en tant que principal responsable des exactions contre son peuple, soit ajouté à la liste des personnes visées par les sanctions (EUROPE n° 10374). D'autres pays (Allemagne, Espagne, notamment) sont plus réticents, estimant qu'il ne faut pas trop vite couper tous les moyens de communication et de dialogue avec Damas. Catherine Ashton serait en faveur de l'extension des sanctions. Ces derniers jours, elle avait déjà mis en garde le président syrien que s'il n'arrêtait pas immédiatement les violences contre les manifestants, l'UE serait prête à étendre les mesures « y compris au niveau le plus élevé du pouvoir ». La question devra être tranchée par les ministres lundi au Conseil Affaires étrangères. Entre-temps, les États-Unis s'orientent également vers un renforcement de leurs sanctions contre la Syrie. Hillary Clinton, la secrétaire d'État américaine, a en effet annoncé mardi 17 mai que « des mesures supplémentaires » seraient prises « dans les jours à venir » aux États-Unis en réponse à la répression de la révolte syrienne. Elle s'exprimait à Washington à l'issue d'un entretien avec Catherine Ashton, qui a qualifié la situation en Syrie « d'extrêmement alarmante » (voir autre nouvelle). « Il est extrêmement urgent que le gouvernement syrien agisse », a-t-elle dit, faute de quoi la communauté internationale « envisagera toutes les options ». (H.B.)

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