Bruxelles, 11/05/2011 (Agence Europe) - Veiller au respect de l'équilibre entre les droits et les devoirs des citoyens s'impose pour préserver le modèle social européen face à la crise mondiale et à la crise économique. Il faut privilégier les revenus du travail par rapport aux allocations d'assistance et les plus aisés doivent contribuer au financement des systèmes de solidarité. Telle est la teneur de la déclaration faite, mardi 10 mai à Strasbourg, par des membres de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen.
Dans leur déclaration, les députés expliquent que « pour favoriser le retour à l'emploi, il est essentiel que les revenus du travail soient privilégiés par rapport aux allocations d'assistance. C'est une question de dignité humaine et de compétitivité économique ». Pour eux, ce principe de droits et de devoirs doit également « s'appliquer aux plus aisés qui doivent contribuer, à raison de leurs capacités contributives, au financement des systèmes de solidarité. Ce combat ne pourra être mené à bien que s'il va de pair avec une plus grande coordination des politiques fiscales et sociales des États membres de l'UE ». Et de conclure sur un constat: « Nous partageons la même monnaie et le même marché. Pour résoudre durablement les problèmes structurels de nos économies et retrouver le chemin de la croissance, nous devons travailler au plus vite à une convergence fiscale et sociale entre États membres ».
Les députés cosignataires de cette déclaration sont Damien Abad, Sophie Auconie, Jean-Pierre Audy, Philippe Boulland, Alain Cadec, Michel Dantin, Joseph Daul, Gaston Franco, Marielle Gallo, Jean-Paul Gauzès, Françoise Grossetête, Brice Hortefeux, Agnès Le Brun, Constance Le Grip, Véronique Mathieu, Elisabeth Morin-Chartier, Maurice Ponga, Dominique Riquet, Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, Michèle Striffler, Christine de Veyrac, Dominique Vlasto. (G.B.)