Bruxelles, 20/04/2011 (Agence Europe) - À quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le paludisme (le 25 avril), des chercheurs financés par l'UE ont découvert que des médicaments dont la fonction initiale est de lutter contre le cancer pouvaient également tuer le parasite à l'origine de la malaria. Ils estiment que cette découverte pourrait permettre de mettre en œuvre de nouvelles stratégies de lutte contre cette grave maladie qui, d'après les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé, a infecté 225 millions de personnes et en a tué près de 800 000 dans le monde en 2009. La recherche d'un traitement se heurte, pour le moment, à la capacité du parasite à développer rapidement une résistance aux médicaments. Les recherches, menées dans le cadre de quatre projets financés par l'UE (Antimal, Biomalpar, Malsig et Evimalar), ont été effectuées par des laboratoires du Royaume-Uni, de France et de Suisse, avec des partenaires belges, allemands, danois, grecs, espagnols, italiens, néerlandais, portugais et suédois, ainsi que de nombreux pays en développement touchés par le paludisme.
« Cette découverte pourrait permettre de développer un traitement efficace contre le paludisme susceptible de sauver des millions de vies et d'en changer des millions d'autres. L'objectif ultime, l'éradication complète du paludisme, ne sera atteint que par une vaste coopération internationale, seul moyen de lutte efficace contre un fléau d'une telle ampleur », commente Máire Geoghegan Quinn la commissaire européenne chargée de la recherche, de l'innovation et de la science. (L.C.)