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Bulletin Quotidien Europe N° 10350
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

L'IATA critique le système européen des quotas d'émissions

Bruxelles, 01/04/2011 (Agence Europe) - L'Association du transport aérien international (IATA) a jugé « illégales » jeudi 31 mars les propositions de l'UE concernant un mécanisme d'échange de droits d'émissions (ETS) qui entre en vigueur le 1er janvier 2012 pour réduire la pollution provoquée par l'aviation civile. L'Association a aussi appelé les États-Unis à accélérer la mise en œuvre de leur système de modernisation technologique du trafic aérien (NextGen), rapporte l'AFP.

Cité par la même agence de presse, le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani, a estimé à New York que l'avènement du système NextGen (équivalent du système européen SESAR développé dans le cadre du programme Ciel unique européen) serait un « facteur majeur » d'atténuation de l'impact du transport aérien sur le climat. « Cela sera un million de fois plus efficace que les propositions illégales de l'Europe concernant un mécanisme d'échange de droits d'émissions », a-t-il dit au Wings Club de New York, une association de dirigeants de l'aviation civile et militaire. « Les États-Unis s'opposent à ce mécanisme. Mais ils doivent exprimer davantage leur opposition au mécanisme européen (...) et accélérer la mise en œuvre du système NextGen », a observé M. Bisignani. Il a regretté « qu'un programme aussi important que NextGen pour l'amélioration de la compétitivité puisse se retrouver empêtré dans des considérations politiques », avant d'appeler à la ratification rapide de la loi de financement qui doit permettre sa mise en œuvre. Selon l'AFP, le système NextGen doit entrer en vigueur graduellement entre 2012 et 2025, alors que le déploiement de SESAR, qui doit être compatible avec le système américain, est prévu à partir de 2013 pour une durée de 30 ans. Les deux systèmes prévoient une vaste réforme de la gestion du trafic aérien, grâce à l'amélioration des techniques de gestion du trafic existantes et au déploiement d'une nouvelle technologie permettant une gestion basée sur la navigation satellitaire et des systèmes de communications électroniques plutôt que vocales.

M. Bisignani a aussi réaffirmé que les coûts croissants des mesures de prévention d'éventuels actes de terrorisme devraient être pris en charge par les États et non par les compagnies aériennes, pour lesquelles ils s'élèvent à 7,4 milliards de dollars (5,2 milliards d'euros) par an. Il a critiqué le projet du département américain des Transports formulé au nom des droits des passagers et consistant à imposer une amende aux transporteurs pour les retards et a plaidé pour la libéralisation de la propriété des compagnies aériennes. Selon l'AFP, le directeur de la plus grande association des compagnies aériennes dans le monde a déploré que l'opposition des États-Unis ait empêché de progresser sur ce plan dans l'accord Ciel ouvert avec l'Europe. « Les restrictions à la propriété inhérentes au système bilatéral ont fait des compagnies aériennes des compagnies nationales dont la croissance est freinée », a-t-il estimé. (A.By.)

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