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Bulletin Quotidien Europe N° 10350
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

La Commission compte sur la solidarité des Vingt-sept pour accueillir des réfugiés

Bruxelles, 01/04/2011 (Agence Europe) - De retour d'une visite effectuée conjointement en Tunisie avec le commissaire à l'Élargissement Stefan Füle, Cecilia Malmström a de nouveau appelé vendredi 1er avril les pays de l'UE à s'engager à accueillir sur leur sol des réfugiés venant de Libye, pour la plupart des Somaliens, Erythréens et des Soudanais bloqués à la frontière tunisienne notamment, qui ne peuvent pas être rapatriés dans leur pays d'origine et « qui ne savent pas où aller aujourd'hui ». La commissaire aux Affaires intérieures a précisé, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, que le camp au poste frontalier tuniso-libyen de Ras Jedir où elle s'est rendue regroupe encore 7000 réfugiés de 30 nationalités.

Annonçant que la Suède s'est à ce jour engagée à accueillir un certain nombre de personnes, Mme Malmström attend donc que d'autres États membres suivent ce pays, « certains s'étant déjà dits prêts à le faire », d'autres « n'ayant pas encore répondu » à la requête de la Commission, a poursuivi la commissaire suédoise, sans citer toutefois ces pays. Vendredi 25 mars, la Commission avait tenu une réunion spécifique avec les 27 sur la réinstallation des réfugiés en Europe ; une discussion qu'elle compte poursuivre dans le cadre du prochain Conseil JAI (justice et affaires intérieures), le 11 avril à Luxembourg.

En Tunisie, Mme Malmström a également évoqué le sujet, problématique actuellement pour l'Italie, de l'immigration illégale et a indiqué que les autorités tunisiennes rencontrées s'étaient engagées à réfléchir au rapatriement de milliers de Tunisiens arrivés ces dernières semaines sur l'île de Lampedusa mais qui ne bénéficient pas de la protection internationale et du statut de réfugiés. Tunis ne reprend à ce jour qu'au 'compte-goutte' ses ressortissants, une attitude critiquée par les autorités italiennes. Mme Malmström n'a pas pu garantir vendredi que la Tunisie allait remédier au problème, assurant seulement que la Tunisie s'était montrée prête à « négocier ». Mme Malmström a assuré le gouvernement tunisien de l'assistance que l'UE fournira, notamment financière, pour organiser ces rapatriements, « volontaires si possible », a encore précisé la commissaire. En ce qui concerne par ailleurs la polémique actuelle entre Rome et Paris, la France étant critiquée pour renvoyer en Italie de nombreux migrants tunisiens arrivés chez elle, la commissaire Malmström a indiqué n'avoir pas été directement sollicitée pour régler le différend mais a cependant précisé en salle de presse que la France ne pouvait a priori pas renvoyer ces migrants tunisiens en Italie, du fait des règles de la libre-circulation dans l'espace Schengen. Pour les Français, ont-ils précisé, ces renvois sont cependant possibles « puisqu'il existe un accord de réadmission bilatéral entre la France et l'Italie », dit une source. Une question, notamment juridique, que Mme Malmström devait cependant encore approfondir.

Pour le reste, comme elle l'avait fait la semaine dernière en Égypte, Mme Malmström est allée en Tunisie jeter les bases de futurs partenariats de mobilité, a-t-elle expliqué, et notamment d'échanges sur les visas pour certaines catégories de personnes. La commissaire a également évoqué avec les autorités tunisiennes de futurs travaux sur le renforcement de la gestion des frontières et la mise au point d'un système d'asile. Tous ces échanges et ces contacts seront présentés et évalués par les ministres de l'Intérieur le 11 avril prochain à Luxembourg. (S.P.)

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