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Bulletin Quotidien Europe N° 10326
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/entreprises

Mme Reding, 30% de femmes aux postes de direction en 2015

Bruxelles, 01/03/2011 (Agence Europe) - La vice-présidente de la Commission Viviane Reding a rencontré, mardi 1er mars à Bruxelles, des PDG et des membres de conseils d'administration d'entreprises cotées en bourse de dix pays européens lors d'un sommet consacré aux quotas de présence des femmes dans les conseils d'administration. Présidant ce sommet aux côtés de Gertrude Tumpel-Gugerell, membre du directoire de la Banque centrale européenne, Viviane Reding a défié les PDG en leur demandant de signer, d'ici mars 2012, un engagement pour renforcer la présence des femmes dans les CEO: « Des femmes dans les conseils d'administration, engagement pour l'Europe » (« Women on the Board Pledge for Europe »). Ce qui signifie que les PDG s'engagent volontairement à accroître la présence des femmes dans leurs conseils d'administration de 30% d'ici à 2015 et de 40% d'ici à 2020, en remplacement de membres masculins qui laissent leur mandat.

Les entreprises participantes étaient: Wolters Kluwer (médias, Pays-Bas) ; Guerlain (cosmétiques, France), Zon multimedia (communication, Portugal), Ageas (assurances, Belgique), Dexia (banque, Belgique), Kongsberg Automotive Holding (manufacture, Norvège), Strabag SE (construction, Autriche), BASF (chimie, Allemagne), Groupe Delhaize (alimentation, Belgique), OMV (énergie, Autriche), Post AG (services postaux, Autriche), Telekom Austria AG (télécommunications, Autriche), Statoil (énergie, Norvège), NovoNordisk (pharmaceutique, Danemark), Luxempart SA (finances, Luxembourg) et Allami Nyomda Plc (imprimerie, Hongrie).

Sur base des nouveaux chiffres publiés ce 1er mars, la Commission (DG Justice) a eu un échange de vues avec les entreprises et les partenaires sociaux pour examiner les mesures qu'ils ont prises et entendent prendre dans un proche avenir pour tendre vers la parité hommes-femmes dans les conseils d'administration. La Commission suivra de près les progrès accomplis au cours des douze prochains mois, au terme desquels elle évaluera la nécessité d'éventuelles mesures complémentaires. Les partenaires sociaux présents au mini-hearing étaient: BusinessEurope (patronat), CES (syndicats européens), UEAPME (artisanat et petites et moyennes entreprises), Association européenne des femmes juristes, Réseau européen de femmes professionnelles, Lobby européen des femmes.

Le nouveau rapport sur la parité hommes-femmes aux postes de direction des entreprises indique qu'en moyenne, les femmes représentent 12% des membres des conseils d'administration des plus grandes entreprises cotées en bourse dans l'UE, mais qu'elles sont 3% seulement à être PDG ! Les chiffres varient d'un pays à l'autre: en Suède et en Finlande, les conseils d'administration comptent 26% de femmes contre 2% à Malte.

La Commission note également, dans un communiqué, que si la progression vers un équilibre (au moins 40% de chaque sexe) est lente en Europe, certains pays connaissent de réelles avancées. La Finlande, la Suède, les Pays-Bas et le Danemark ont adopté des codes de gouvernance d'entreprise et/ou des chartes reposant sur une adhésion volontaire, qui ont eu pour effet de renforcer la présence des femmes dans les conseils d'administration. Une législation instaurant des quotas est déjà en vigueur en Norvège et est en voie de mise en oeuvre en France et en Espagne, tandis que les Pays-Bas, l'Italie et la Belgique en débattent actuellement.

Contexte: L'Europe des entreprises reste un univers masculin: dans les conseils d'administration des grandes entreprises européennes, à peine un membre sur dix est une femme et, dans 97% des cas, le PDG est un homme. Davantage de femmes aux postes de direction des entreprises constitue « un plus » pour les entreprises qui, d'après certaines études, obtiennent de meilleurs résultats que celles qui réservent ces fonctions aux hommes, leur bénéfice d'exploitation est plus élevé, elles parviennent mieux à attirer les clients et à les comprendre. Bref, l'utilisation optimale des compétences féminines au sein de la main-d'œuvre européenne est non seulement profitable aux entreprises mais a aussi des répercussions favorables sur l'économie et la société dans son ensemble. Si 60% des diplômés universitaires sont des femmes, celles-ci demeurent sous-représentées aux postes de décision économique.

Ces questions ont été soulevées en septembre 2010, lorsque la Commission a, sur proposition de Viviane Reding, déclaré dans sa stratégie pour l'égalité entre les femmes et les hommes (EUROPE n°10219) qu'elle entendait réfléchir à des initiatives ciblées visant à améliorer l'équilibre entre les genres dans la prise de décision. Rappelons qu'une plus grande égalité dans la prise de décision est l'un des objectifs de la Charte des femmes que le président Barroso et Viviane Reding ont lancée en mars 2010 (EUROPE n°10092). (G. B.)

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