Bruxelles, 04/02/2011 (Agence Europe) - La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite satisfaite du fait que la proposition germano-française d'un « Pacte de Compétitivité » ait été acceptée « en principe » par les 27 pays membres. « Il y a un accord au Conseil européen pour un Pacte de Compétitivité, même si nous n'avons pas encore parlé des détails » qui seront discutés - et probablement décidés - lors du sommet informel des chefs d'État et de gouvernement de la zone euro qui doit se tenir début mars (« pas avant le 9 mars » quand le nouveau gouvernement irlandais qui sortira des élections du 25 février devrait se constituer), a dit Mme Merkel devant la presse à l'issue du Conseil européen. Ensuite, une fois que les 17 pays de la zone euro auront arrêté « un, deux, trois ou quatre » objectifs qui seront ancrés dans ce Pacte, les autres pays membres (non-membres de la zone euro) pourront décider chacun pour soi s'ils veulent ou pas rallier le Pacte à condition évidemment de partager et respecter les objectifs convenus par les 17, a expliqué la chancelière. Il y a donc désormais un « large consensus » sur le Pacte de compétitivité tandis que les détails devront être définis plus tard, a-t-elle résumé. Mme Merkel n'a pas voulu dire quels objectifs précis elle souhaite mettre dans le Pacte. Les idées allemandes véhiculées dans la presse ces derniers jours telles que l'harmonisation, vers le haut, de l'âge de départ à la retraite ou la suppression de l'indexation des salaires sur l'inflation (des mesures auxquelles s'opposent plusieurs pays membres, voir autre article) « n'étaient que des exemples. Tout reste à discuter, rien n'est décidé », a souligné Mme Merkel. Une chose est certaine, a insisté la chancelière: le Pacte de compétitivité n'impliquera « aucun transfert de compétences nouvelles vers l'Europe ». « Il s'agit d'une simple coordination (des politiques économiques) entre États membres. Une coopération intergouvernementale sans transfert de compétences » vers l'UE, a-t-elle insisté. (H.B.)