Bruxelles, 25/01/2011 (Agence Europe) - Mieux connaître l'état des glaces de mer dans la région Arctique et améliorer l'information des citoyens sur la qualité de l'air: tels sont les objectifs de deux importants projets financés par la Commission européenne qui ont été lancés en janvier 2011, suite à la récente signature de deux contrats d'une valeur de 2 millions d'euros chacun visant à mettre en œuvre l'initiative européenne pour la surveillance mondiale de l'environnement et de la sécurité (GMES). Ainsi, le projet Icemar ouvre la voie à une route de navigation maritime sûre et plus courte entre l'Europe et la Chine ; il donnera en effet aux navires de meilleures prévisions sur les icebergs dans l'océan Arctique et la mer Baltique. Par l'intermédiaire de plateformes de téléphones intelligents (smart phone) et de messages SMS, le projet obsAIRve fournira quant à lui directement aux utilisateurs des informations en ligne et en temps réel sur la qualité de l'air et des alertes sur les niveaux d'émissions polluantes. Les services Icemar et obsAIRve seront accessibles aux citoyens d'ici la fin de l'année 2012. Commentant le lancement de ces projets, le vice-président de la Commission chargé de l'industrie a rappelé que « l'initiative GMES nous aide à faire des choix en connaissance de cause dans des domaines concernant l'environnement, la santé et la sécurité ». Et Antonio Tajani de faire valoir que « la signature de ces contrats représente une (…) étape importante pour que, d'une initiative de recherche, GMES devienne un service d'information qui profite aux citoyens, aux entreprises et aux institutions publiques.»
Le projet Icemar améliorera la disponibilité des informations sur les glaces de mer dans la région arctique, notamment dans l'océan Arctique et la mer Baltique, et facilitera l'accès à ces données. Il permettra de communiquer en continu et en temps réel des informations précises sur l'état des glaces dans ces régions, la localisation et le déplacement des icebergs, ainsi que des prévisions à cet égard. La Commission souligne en particulier, dans un communiqué, que l'établissement d'un passage sûr à travers l'océan Arctique durant les mois d'été raccourcirait considérablement (de près de 6 000 km) la route maritime entre l'Europe et la Chine, avec, à la clé, un gain de temps, des économies de carburant et des réductions d'émissions de CO2 considérables. Le contrat portant sur le projet Icemar a été signé avec un groupement d'entreprises d'Allemagne, du Danemark, de Finlande, de Norvège, du Royaume-Uni et de Suède.
Le projet obsAIRve surveillera la qualité de l'air et fournira des services aux citoyens européens en diffusant des informations traitées concernant la qualité de l'air directement à la population sur l'Internet, les téléphones intelligents et par l'intermédiaire de SMS. À partir des plateformes européennes, nationales et locales consacrées à la qualité de l'air, telles qu'Eye on Earth de l'Agence européenne pour l'environnement, et des principales plateformes nationales d'information météorologique, qui comptent chaque jour des centaines de milliers de visiteurs, les citoyens européens auront la possibilité de s'inscrire pour recevoir en temps réel des informations et des alertes sur les niveaux d'émissions polluantes, principalement d'oxydes de soufre (SOx), d'oxydes d'azote (NOx), d'ozone (O3), de monoxyde de carbone (CO) et de particules, dans leur région. Le contrat a été signé avec un groupement d'entreprises d'Allemagne, d'Autriche, de Bulgarie, d'Espagne, de France, de Grèce, d'Italie et des Pays-Bas. (O.L.)