Bruxelles, 02/11/2010 (Agence Europe) - Les experts du Comité des droits de l'Homme de l'ONU ont fortement critiqué jeudi 28 octobre la Hongrie à propos de la situation de sa minorité rom qui est victime de « mauvais traitements » et de « discriminations ». Après le rappel à l'ordre de la Commission européenne concernant le traitement des Roms en France, c'est donc au tour de la Hongrie de se faire taper sur les doigts à ce sujet par les instances internationales. Les Roms subissent des « mauvais traitements continus et un profilage racial... de la part de la police », écrivent les experts dans leurs conclusions du rapport périodique de la Hongrie, examinant les mesures prises par ce pays pour se conformer au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cette minorité est la cible, selon les experts, de « déclarations virulentes et généralisées (émanant) de personnalités publiques, des médias et des membres de la Magyar Garda », l'ancienne Garde hongroise. « Ils (les Roms) forment une minorité très importante en Hongrie » et souffrent de « préjudices et de discriminations de façon très répandue », a expliqué un des membres du Comité de l'ONU, Michael O'Flaherty, selon AFP. Ce rapport tombe mal pour la Hongrie, où vivent quelque 700.000 Roms, et qui assumera, à partir du 1er janvier, la présidence tournante de l'Union européenne. Le Premier ministre Viktor Orban a annoncé à la mi-octobre que l'intégration des Roms serait l'un des trois sujets sur lesquels la présidence hongroise désirait mettre l'accent avec la sécurité énergétique et l'adhésion de la Croatie à l'UE. Fin septembre, le Conseil de l'Europe avait également condamné la Hongrie pour les discriminations commises envers la minorité rom. (B.C.)