Bruxelles, 02/11/2010 (Agence Europe) - Devant les récents progrès des négociations pour un accord de libre-échange entre l'UE et l'Ukraine, la Commission européenne est confiante qu'un arrangement sera ficelé avant l'été 2011. Mais Kiev veut une prise en compte adéquate de sa sensibilité en matière agricole.
En visite auprès du premier ministre ukrainien Mykola Azarov le 28 octobre à Kiev, le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht a fait part de progrès significatifs dans les négociations pour un pacte commercial avec l'Ukraine. « Nous avons fait des progrès considérables. Nous en sommes très satisfaits et nous voulons conclure ces négociations aussi vite que possible », a assuré M. De Gucht, précisant que trois ou quatre rounds de pourparlers seront encore nécessaires. Le prochain sommet bilatéral UE/Ukraine, le 22 novembre à Bruxelles, devrait donner un nouvel élan aux négociations, et le commissaire au Commerce est confiant qu'un accord pourrait être bouclé d'ici six ou sept mois, soit avant l'été 2011.
S'il a salué les progrès rapides des négociations avec les Vingt-sept, le chef du gouvernement ukrainien a pour sa part mis l'accent sur certaines préoccupations de Kiev, en particulier en matière agricole. « Je veux attirer votre attention sur plusieurs questions qui nécessitent discussion. Ces questions sont fondamentales pour nous et elles doivent être résolues », a expliqué M. Azarov devant la presse. C'est en particulier sur le chapitre agricole que l'Ukraine souhaite voir ses préoccupations prises en compte de manière adéquate, notamment concernant la question de ses subventions à l'exportation, appelées à disparaître dans son commerce bilatéral avec l'UE, mais aussi celle du mécanisme pour les prix des inputs des produits agricoles, également voué à l'abandon. Pour garantir le développement durable de son économie, M. Azarov a aussi souligné l'importance pour l'Ukraine d'obtenir un accès sans restrictions au marché de l'UE pour ses produits manufacturés. Enfin, le premier ministre ukrainien a soulevé la question du transport routier, dont l'UE essaie de limiter le trafic sur son territoire, mais qui est un secteur d'activité important en Ukraine, avec pas moins de 34 000 camions.
Le 14ème round de négociations est programmé pour début décembre. (E.H.)