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Bulletin Quotidien Europe N° 10245
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/recherche

L'UE « reste à la traîne » en matière d'investissements

Bruxelles, 27/10/2010 (Agence Europe) - « Les grandes entreprises de l'UE réduisent moins l'investissement dans la recherche et développement que les américaines, mais l'Europe reste à la traîne ». C'est la principale conclusion du tableau de bord 2010 sur les investissements en R&D industrielle publié mardi 26 octobre par la Commission européenne.

« Le fait que les grandes entreprises de l'UE ont pour l'essentiel maintenu leurs investissements en R&D montre qu'elles considèrent que la recherche et le développement sont un élément clé pour sortir plus fortes de la crise. Cependant, l'écart qui subsiste avec les entreprises américaines de premier plan dans des secteurs tels que le logiciel et les biotechnologies, et la croissance continue et rapide des entreprises asiatiques montrent l'urgence qui existe en Europe en matière d'innovation. Il est essentiel que les chefs d'État et de gouvernement se prononcent, lors du Conseil européen de décembre, en faveur des propositions que M. Tajani et moi-même avons faites le 6 octobre », a commenté Máire Geoghegan-Quinn, la commissaire européenne responsable de la recherche, de l'innovation et de la science.

Des disparités européennes. Établi à partir d'informations sur les 1 400 principales entreprises mondiales (400 entreprises de l'UE et 1000 entreprises hors UE) en termes d'investissements en R&D, ce tableau de bord montre qu'en 2009, au sein de l'UE, les situations sont variables: si les investisseurs espagnols ont en 2009 accru leur contribution de 15,4 % (grâce aux contributions de Telefónica, Acciona et Banco Santander), un net recul s'est fait sentir dans les pays où la R&D est portée par les secteurs automobile (Allemagne et France, -3,2 et -4,5 %, respectivement) et électronique (Finlande et Suède, -6 % et -6,6 %, respectivement).

Le secteur des énergies alternatives a le vent en poupe. Le secteur des énergies alternatives a poursuivi sa croissance rapide. Le tableau de bord compte désormais 15 entreprises ayant pour principal objet la production d'énergies non polluantes (soit 9 de plus que l'année précédente). Ces entreprises, dont 13 sont basées dans l'UE et 2 hors de l'UE, ont investi plus de 500 millions d'euros dans la R&D en 2009, soit une augmentation de 28,7 %. Des entreprises d'autres secteurs, notamment celui des hydrocarbures, investissent également dans les énergies alternatives.

Un recul des investissements de 2,6% en Europe. Malgré les difficultés économiques globales, les « plus grandes entreprises de l'UE ont beaucoup moins réduit leurs investissements en R&D que leurs concurrentes américaines » (- 2,6 % contre - 5,1 %). Au niveau mondial, le recul des investissements s'établit à 1,9 %. Seuls les pays asiatiques et la Suisse (+2,5 %) ont maintenu la croissance de leur investissement en R&D: Chine (+40 %), Inde (+27,3 %), Hong Kong (+14,8 %), Corée du Sud (+9,1 %) et Taiwan (+3,1 %).

Volkswagen, premier investisseur européen. En tête des investisseurs en R&D au niveau mondial, on retrouve Toyota pour la deuxième année consécutive avec 6,8 milliards d'euros. Parmi les dix premiers investisseurs mondiaux en R&D, trois entreprises ont leur siège en Europe (Volkswagen, Nokia et Sanofi-Aventis), trois sont américaines (Microsoft, Pfizer et Johnson & Johnson) et une japonaise (Toyota). Volkswagen est le premier investisseur européen, avec 5,8 milliards d'euros. Le tableau de bord souligne les faibles performances en R&D des entreprises européennes dans les secteurs clés des hautes technologies, alors que « les entreprises américaines ont investi cinq fois plus que leurs concurrentes européennes dans la recherche sur les semi-conducteurs, quatre fois plus dans le logiciel et huit fois plus dans les biotechnologies ». (L.C.)

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