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Bulletin Quotidien Europe N° 10238
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/balkans

Sans bon voisinage, pas d'adhésion, dit Herman Van Rompuy

Bruxelles, 18/10/2010 (Agence Europe) - Avant d'adhérer à l'UE, les pays des Balkans occidentaux devront impérativement résoudre tous leurs différends de voisinage « car l'Union européenne n'importera pas des conflits régionaux », a affirmé le président permanent du Conseil européen lundi 18 octobre. Herman Van Rompuy demande donc que les pays de la région renforcent la coopération régionale « qui doit mener à de bonnes relations entre voisins ». En obligeant les pays candidats à régler tous leurs problèmes de voisinage avant de pouvoir rallier le bloc, l'UE tire les leçons de l'élargissement de 2004 quand ce principe n'a pas été appliqué avec rigueur. Chypre a pu adhérer sans que la question de la division de l'île soit auparavant résolue. La Slovénie a pu adhérer malgré le différend frontalier avec la Croatie.

Visite. La sortie d'Herman Van Rompuy intervient à la veille d'une visite de deux jours qu'il entame ce mardi 19 octobre dans les Balkans et qui le mènera successivement au Monténégro, en ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), en Bosnie-Herzégovine et en Albanie. Partout il entend confirmer la « perspective européenne » de ces pays qui, tout comme la Croatie, la Serbie et le Kosovo, ont tous vocation à adhérer un jour à l'UE, pourvu qu'ils remplissent les critères d'adhésion. Pour M. Van Rompuy, il n'y a pas de doute que les pays des Balkans ont leur place dans l'UE. Tous ces pays ont une « destinée européenne » qui deviendra réalité un jour, dit-il. M. Van Rompuy a l'intention de consacrer l'un des prochains Conseils européens à l'avenir européen des Balkans.

Intensifier les réformes. « L'Europe est engagée en faveur de la perspective européenne des Balkans occidentaux », a souligné M. Van Rompuy avant son départ. Il attend des pays candidats ou candidats potentiels « des réformes plus intensives dans tous les domaines clés »: démocratie, bonne gouvernance, droits de l'homme, état de droit, lutte contre la corruption et le crime organisé, développement économique. Le président du Conseil insistera aussi sur la coopération avec le Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie.

Différenciation. Les pays des Balkans se trouvent à des stades différents dans le processus d'intégration européenne. La Croatie, la plus avancée, est en phase finale de ses négociations d'adhésion. L'ARYM a obtenu le statut de pays candidat en décembre 2005 mais attend toujours une date pour l'ouverture des pourparlers (bloqués par la Grèce en raison du différend sur le nom « Macédoine »). Les candidatures de l'Albanie et du Monténégro sont en train d'être évaluées par la Commission ; les deux avis seront sans doute prêts en novembre. La Serbie attend que sa demande d'adhésion soit transmise à la Commission pour avis (la question sera étudiée par le Conseil Affaires générales du 25 octobre). La Bosnie-Herzégovine a conclu un accord de stabilisation et d'association (ASA) mais n'est pas encore prête à poser sa candidature d'adhésion. Quant au Kosovo, le problème du statut - cinq pays membres ne reconnaissent pas l'indépendance kosovare autoproclamée - empêche en ce moment l'Union de nouer des relations contractuelles avec Pristina. (H.B.)

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