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Bulletin Quotidien Europe N° 10238
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

Divergences au Conseil sur le financement des transports

Bruxelles, 18/10/2010 (Agence Europe) - Réunis à Luxembourg, vendredi 15 octobre, les ministres des Transports de l'UE ont eu un échange de vues sur l'avenir de la politique européenne de leur secteur. Sur base d'un questionnaire préparé par la présidence belge du Conseil, les ministres sont invités en particulier à préciser quelles devraient être les priorités générales de la politique des transports, alors que la Commission européenne prépare son nouveau Livre blanc en la matière.

Les objectifs généraux proposés par la Commission, tels que la réduction de la dépendance au carbone, la réduction des émissions et l'introduction de nouvelles technologies, ont bénéficié d'un soutien général. Toutefois, les États membres se sont montrés partagés sur les moyens d'y parvenir, et notamment sur le financement. La Suède a mis en avant « le besoin d'un système de transport uni » basé sur « un marché unique ». « Il ne faut pas uniquement des infrastructures uniformes mais la suppression des obstacles administratifs », a fait valoir au cours du débat un représentant de la Suède. L'Italie a insisté sur le renforcement des infrastructures portuaires et sur une aide européenne pour relancer l'économie. Le Portugal (appuyé par la France) a soutenu le développement des véhicules électriques, alors que la Slovénie et la France ont plaidé pour la recherche de solutions favorisant la mobilité urbaine. Les délégations polonaise, lituanienne, tchèque et slovène ont accordé une importance particulière au développement harmonisé des infrastructures de transport en proposant un financement adapté à cet objectif par les fonds européens (Fonds de cohésion, Fonds du réseau transeuropéen de transport ou Fonds de développement régional). L'Estonie a insisté sur l'ouverture à la concurrence du marché routier ainsi que sur l'achèvement du marché unique dans le domaine maritime. L'Allemagne, à l'instar de la République tchèque, a insisté sur l'équilibre entre « l'écologie, l'économie et l'intérêt social ». Elle s'est en revanche opposée à un « cadre financier européen » dans le domaine des transports. L'Espagne et la France ont en revanche insisté sur la recherche « d'une architecture de financement intelligente », alors que le Royaume-Uni a plaidé en faveur d'une réduction des dépenses à plus-value limitée. Selon la délégation britannique, les efforts nationaux ne devraient pas être entravés par un cadre européen trop strict, qui, au contraire, devrait servir à aider les États membres à relancer la croissance et la compétitivité. (A.By.)

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