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Bulletin Quotidien Europe N° 10237
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/environnement

Le Conseil veut tirer les leçons de l'accident en Hongrie

Bruxelles, 15/10/2010 (Agence Europe) - La Hongrie toujours aux prises avec l'impact du torrent de boue rouge toxique du 4 octobre a-t-elle bien respecté la législation européenne en vigueur dans le domaine de l'environnement, et cette législation permettait-elle d'éviter cette catastrophe au lourd bilan humain et environnemental ? Faute d'éléments et par décence, nul ne l'affirme au sein du Conseil Environnement.

« Ajoutée à l'ordre du jour pour que le ministre hongrois nous explique ce qui s'est passé », comme l'a précisé la présidente du Conseil, Joke Schauvliege, la question a été abordée de manière informelle par le Conseil jeudi 14 octobre à Luxembourg. Aucune conclusion n'a été tirée à ce stade, mais tous ont souligné « la nécessité de tirer les leçons » de cet accident industriel majeur, dont le WWF affirme qu'il aurait pu être évité si la législation européenne spécialement adoptée après des accidents miniers analogues (Baia Mare, Roumanie en 2000, et Donana, Sud de l'Espagne, en 1998) n'avait pas comporté des lacunes.

Invité par la presse à émettre son point de vue, Janez Potoènik, commissaire européen à l'Environnement, juge prématuré de se prononcer mais compte bien en avoir une idée nette. « Nous avons exprimé notre solidarité avec les victimes. Le plus important pour l'instant, c'est de veiller à la stabilisation de la situation, d'empêcher la propagation de la pollution et que les opérations de nettoyage commencent », a répondu le commissaire, « très satisfait de la coordination entre les 5 experts en dépollution dépêchés par les États membres, et l'expert de la Commission » qui travaillent sur le terrain pour analyser l'impact de cette marée rouge sur l'environnement et les écosystèmes.

Janez Potoènik reconnaît que « quelque chose n'a pas fonctionné » et qu'« il faut voir comment la législation est appliquée car le coût de la prévention est insignifiant au regard des vies perdues et de l'impact d'une telle catastrophe sur l'économie et l'environnement ». La prévention, c'est le principal objectif de la directive relative à la pollution industrielle (ancienne directive IPPC rendue plus stricte), et « les autorisations d'exploitation délivrées doivent être prises au sérieux ». Le commissaire a cité aussi la directive sur la gestion des déchets d'extraction qui devra être transposée avant mai 2012 et impose l'identification des installations à risques et l'adoption de plans d'urgence. La directive Seveso II figure aussi parmi les textes importants, « mais je ne veux pas tirer de conclusions hâtives », a conclu le commissaire. (A.N.)

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