Bruxelles, 06/10/2010 (Agence Europe) - L'Union européenne doit en faire plus pour lutter contre le sans-abrisme et l'extrême pauvreté et la croissance économique ne doit oublier personne. Tel est le message adressé par le Comité des régions (CdR) à la présidence belge du Conseil de l'UE. Mais quel cadre offrir à l'action publique pour garantir une société plus solidaire ?
Laurette Onkelinx, vice-première ministre belge en charge des affaires sociales, est venue débattre, mercredi 6 octobre, avec les élus locaux et régionaux européens, des priorités sociales de la présidence belge. Avec en toile de fond, l'adoption par le Comité de l'avis d'initiative de Tore Hult (PSE, suédois) sur la lutte contre le sans-abrisme.
Dans son avis, Tore Hult note que la principale difficulté de la lutte contre le sans-abrisme réside dans la diversité des politiques qu'il faut mobiliser et le partage des responsabilités entre différentes autorités publiques. Pour progresser dans cette lutte, une seule condition est nécessaire mais elle est fondamentale: il faut coordonner les efforts de tous les niveaux d'intervention et faire travailler ensemble les niveaux local, régional, national et interétatique. Le rapporteur réclame donc une stratégie européenne contre le sans-abrisme qui suppose que les institutions européennes participent de manière plus active à l'élaboration et au suivi des mesures adoptées. Tore Hult rejoint en cela l'appel de plus de 95 députés européens qui demandent au Conseil de s'engager avant la fin 2010 à régler la question des personnes sans-abris d'ici 2015 et invitent la Commission à mettre en place une stratégie ambitieuse en faveur des personnes sans-abris dans l'UE.
Première femme présidente du groupe socialiste du CdR dont elle a été longtemps membre, Laurette Onkelinx a partagé avec les élus locaux et régionaux les ambitions du Conseil des ministres EPSCO concernant les services sociaux d'intérêt général (SSIG), en prévision du forum qui leur sera consacré par la présidence belge les 26 et 27 octobre. Tout en reconnaissant le rôle capital joué dans les sociétés européennes par les SSIG, Laurette Onkelinx a affirmé qu'« un cadre légal exclusivement inspiré par une logique de l'économie de marché n'est pas en adéquation avec le mode d'organisation des services sociaux ». La présidence belge souhaite, pour les SSIG, un cadre de qualité et davantage de sécurité juridique. (G.B.)