login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10230
Sommaire Publication complète Par article 18 / 32
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/climat

La commission de l'environnement du Parlement ainsi que Connie Hedegaard continuent à plaider pour le maximum d'ambition à Cancún

Bruxelles, 06/10/2010 (Agence Europe) - Alors que tous les yeux sont rivés sur la Chine et les États-Unis, dont dépendent, pour une large part, de quelconques progrès dans les derniers pourparlers climatiques en cours (Tianjin, 4-9 octobre) avant la conférence onusienne de Cancún (29 novembre, 10 décembre), l'Union européenne continue d'affirmer haut et fort qu'une réduction de 30% des émissions de CO2 de la part de tous les pays industrialisés à l'horizon 2020 (par rapport à 1990) et des efforts comparables des pays émergents, c'est non seulement possible, mais nécessaire pour relever le défi planétaire du réchauffement climatique et de la croissance économique durable à faible teneur en carbone.

Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat, l'a répété, mercredi 6 octobre, lors de son intervention devant le Mouvement européen international, accueillie par le Sénat belge pour entendre la position de l'UE pour la conférence de Cancún. Une occasion, pour la commissaire, de réitérer que l'UE est prête à passer d'une réduction unilatérale de 20% de ses émissions à 30% « si d'autres économies majeures s'engagent à prendre leur juste part de l'effort global » pour maintenir la hausse des températures en dessous de 2 degrés Celsius. « L'Europe veut un accord global ambitieux, global en termes de couverture et de participation internationale et légalement contraignant », car c'est « ce dont le climat a besoin », a-t-elle dit, en appelant à un sursaut de la communauté internationale.

L'eurodéputé Joe Leinen (S&D, allemand), pour sa part, a défendu la position ambitieuse adoptée la veille par la commission de l'environnement du Parlement qu'il préside dans un projet de résolution qui invite l'UE à opter pour la partie haute de sa fourchette d'engagement (une réduction de 30% de ses émissions) dans son propre intérêt et pour permettre des progrès décisifs à Cancún. « Si l'UE n'est pas un leader dans la protection du climat, elle sera la perdante en termes de croissance économique. Il est dans l'intérêt de l'UE de porter son offre à 30% et dans l'intérêt des pays en développement vulnérables qu'elle respecte ses engagements financiers envers eux ».

C'est là le message du projet de résolution adopté par 325 voix (20 voix contre, une abstention). Le Parlement européen sera appelé à se prononcer à son tour sur le texte avant la fin octobre. Quoi qu'il en soit, les interventions de Joe Leinen et de Connie Hedegaard sont de nature à satisfaire Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatique (UNFCCC), qui, à l'entame de la session de négociation de Tianjin, a appelé tous les gouvernements du monde à accélérer la recherche de terrains d'entente pour adopter des actions énergiques et obtenir d'urgence des résultats concrets à Cancún pour restaurer la confiance dans la disponibilité des parties à négocier plus avant. (A.N.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES