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Bulletin Quotidien Europe N° 10213
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/Économie

Didier Reynders favorable à la réalisation régulière de « stress tests » pour les institutions financières

Bruxelles, 13/09/2010 (Agence Europe) - Présentant les priorités de la Présidence belge en matière d'économie et de finances aux eurodéputés de la commission des affaires économiques et monétaires, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a vu d'un bon œil, lundi 13 septembre, la possibilité d'organiser, « à intervalles réguliers, une ou deux fois par an », des tests de résistance non seulement aux banques mais à d'autres institutions financières telles que « les assureurs ». Selon lui, si ces « stress tests » devaient permettre de comparer la capacité des institutions financières européennes à résister à de nouvelles turbulences avec celle de juridictions hors de l'UE, alors les critères sur lesquels se basent ces tests devraient être comparables.

Fonds spéculatifs. Jean-Paul Gauzès (PPE, français), rapporteur sur la proposition de directive encadrant les gestionnaires de fonds d'investissement alternatifs, a évoqué la dernière réunion interinstitutionnelle sur ce dossier qui a permis, la semaine dernière, de circonscrire les « deux gros sujets » encore en suspens: le traitement réservé aux fonds de capital-investissement (« private equity ») et la question des pays tiers. Espérant un accord politique « d'ici début octobre », il a critiqué l'attitude de son pays, la France, qui a la particularité de parler fort mais de faire le contraire. M. Reynders a souhaité séparer les deux sujets difficiles: la Présidence belge présentera des textes juridiques lors du prochain trilogue sur les fonds de « private equity », mais elle préfère reporter à plus tard les discussions sur la question des pays tiers, peut-être début octobre lors du Conseil ÉCOFIN informel qui permettra de sonder les différentes délégations.

Le ministre belge des Finances a espéré que, au moment d'évaluer le fonctionnement de la nouvelle architecture européenne de supervision, l'UE se rendra compte que « la meilleure solution » en la matière consiste à confier plus de responsabilités contraignantes à des entités européennes. Le commissaire chargé du Marché intérieur, Michel Barnier, proposera, ce mercredi, de doter la future Autorité européenne de supervision des marchés de valeurs mobilières (ESMA) d'un pouvoir de coordination et de contrôle du marché des produits dérivés ainsi que des techniques de vente à découvert (« short selling ») (EUROPE n° 10208 et n° 10211).

M. Reynders a par ailleurs estimé que les discussions sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance devaient aborder non seulement le volet « stabilité » (création du semestre européen, nouvelles sanctions…) mais aussi le volet « croissance ». « Il faut trouver les moyens dans nos budgets nationaux de financer l'emploi, la solidarité » et des enjeux tels que les changements climatiques, a-t-il affirmé. Le Conseil ÉCOFIN se penchera en octobre sur la question, de même qu'il comparera les réformes de la législation financière en cours dans l'UE et aux États-Unis, sur la base d'une note de la Commission européenne. Et M. Reynders d'espérer, d'ici à décembre, des avancées en matière de fiscalité de l'épargne. (M.B.)

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