Bruxelles, 13/09/2010 (Agence Europe) - En dépit des efforts de médiation entrepris par la Présidence belge ce week-end, l'Italie a maintenu, lundi 13 septembre, ses réserves sur la signature d'un accord de libre-échange entre l'UE et la Corée du Sud, dont elle craint les conséquences pour son industrie automobile. Réunis à Bruxelles sous la houlette de leur homologue belge Steven Vanackere, les ministres européens des Affaires européennes n'ont pas donné leur feu vert à la signature de l'accord en raison du blocage persistant de l'Italie. La Présidence belge veut toutefois « laisser plus de temps » à Rome pour marquer son accord d'ici jeudi, date du Conseil européen, avant la tenue d'un Conseil appelé à donner son aval à la signature de l'accord entre la Commission européenne et le gouvernement sud-coréen, en marge du sommet du Forum Asie-Europe (ASEM), les 4 et 5 octobre à Bruxelles. « Si nous dégageons un accord avant jeudi, nous organiserons la tenue d'un Conseil avant le 6 octobre. Nous souhaitons que la question soit réglée cette semaine. Nous sommes toujours très proches d'un accord. Il faut laisser plus de temps pour que l'équilibre trouvé par la Présidence permette à l'Italie de marquer son accord. Nous y travaillons en étroite concertation avec la Commission », a expliqué M. Vanackere. « Beaucoup de concessions ont été faites à nos amis italiens », avait commenté un peu plus tôt le représentant allemand, le secrétaire d'État Werner Hoyer. L'Italie était représentée lundi seulement par son ambassadeur auprès de l'UE. Le dossier pourrait être discuté en présence de Silvio Berlsuconi lors du prochain rendez-vous des chefs d'État et de gouvernement, jeudi 16 septembre à Bruxelles. (E.H.)