Bruxelles, 13/09/2010 (Agence Europe) - Outre la Turquie et le Pakistan (voir autres nouvelles), les ministres des Affaires étrangères ont aussi discuté, lors du « Gymnich » (10/11 septembre), des partenaires stratégiques de l'UE. Le débat sera poursuivi ce jeudi au Conseil européen (EUROPE n°10212). Comme prévu, la Chine a occupé une place centrale dans ce débat au cours duquel a aussi été évoqué l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine. La suggestion de lier la levée de l'embargo à des gestes positifs de Beijing dans le domaine des droits de l'Homme - comme la ratification de la convention sur les droits civils et politiques ou une amnistie pour les détenus du soulèvement de la Place Tien'anmen - n'a pas reçu le soutien unanime requis.
Service diplomatique européen. Catherine Ashton a confirmé samedi qu'elle allait annoncer « cette semaine » les noms des nouveaux chefs des délégations de l'UE dans une trentaine de pays tiers (EUROPE n°10201). Le ministre polonais Radoslaw Sikorski s'est dit inquiet de l'équilibre géographique dans les délégations et a jugé « inacceptable » que les nouveaux membres de l'UE n'aient actuellement « qu'un ou deux » postes de chef de délégation. Le ministre finnois Alexander Stubb a demandé aux nouveaux membres d'avoir un peu de patience, rappelant que la Finlande avait elle aussi été sous-représentée dans les institutions après son adhésion en 1995. Il juge aussi normal que les grands pays membres aient une certaine influence dans le service diplomatique européen. « Il n'y aura pas de politique étrangère européenne sans la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. S'ils ne sentent pas qu'ils sont en mesure, ne serait-ce qu'un peu, de diriger le système, ou s'ils n'ont pas le sentiment d'obtenir le bon personnel à la bonne place, alors vous pouvez oublier la politique étrangère de l'UE », a estimé M. Stubb. (H.B.)