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Bulletin Quotidien Europe N° 10181
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/climat

Au Conseil informel de Gand, Connie Hedegaard et Joke Schauvliege assurent qu'elles parleront d'une seule voix à Cancún

Bruxelles, 14/07/2010 (Agence Europe) - Connie Hedegaard, la commissaire européenne à l'Action pour le climat, et Joke Schauvliege, la ministre flamande de l'Environnement qui assume la présidence tournante de l'UE, sont résolues à parler d'une seule voix lors de la conférence climatique mondiale de Cancún (29 novembre -10 décembre) et à œuvrer à l'obtention de résultats concrets. Elles l'ont dit haut et fort toutes deux à l'issue de la session informelle du Conseil Environnement de Gand, qui a non seulement lancé une réflexion exploratoire sur les moyens de doter l'UE d'une politique de gestion durable des ressources et des matières premières (EUROPE n° 10179) mais a aussi permis un échange de vues sur la tactique à suivre lors des prochaines étapes des négociations climatiques internationales.

L'assurance de cette unité des points de vue que relaieront ces deux personnalités est un enjeu de taille car il convient d'éviter l'un des écueils de Copenhague - les tiraillements intra-européens - que Connie Hedegaard avait plusieurs fois dénoncés à son retour de la COP 15. « S'exprimer d'une seule voie est crucial, nous le ferons en tandem, la commissaire et le Conseil » a déclaré Mme Schauvliege. Et Mme Hedegaard d'ajouter: « À Copenhague, il y avait de nombreux Européens mais tous n'ont pas porté le même message. D'où l'utilité de notre discussion sur la stratégie et la tactique à suivre ». Et même s'il faudra probablement attendre la conférence suivante (COP18, Afrique du Sud en 2011) pour escompter un accord complet juridiquement contraignant, l'objectif de l'UE demeure toujours l'adoption à Cancún d'un paquet « substantiel » de mesures, a-t-elle indiqué à la presse. Ces décisions devront notamment porter sur la mise à disposition du financement à mise en œuvre rapide pour l'adaptation et l'atténuation dans les pays en développement, mais aussi sur les capacités de surveillance, de rapport et de vérification (MRV) des pays en développement, la coopération technologique, un cadre pour l'adaptation au changement climatique et un mécanisme global de réduction des émissions dues à la déforestation tropicale, en gardant à l'esprit les synergies avec la biodiversité. Il conviendra aussi que soit élaborée une feuille de route pour parvenir à un accord juridiquement contraignant en Afrique du Sud.

Le temps est compté car « il nous reste deux semaines de négociations avant Cancún: l'une en août (du 2 au 6), l'autre en octobre en Chine », a déclaré la commissaire. Connie Hedegaard comme Joke Schauvliege ont d'ailleurs invité les ministres à donner « consigne à leurs négociateurs de trouver des compromis ». La session formelle du Conseil Environnement du 14 octobre permettra aux 27 et à la Commission d'évaluer les progrès engrangés au niveau multilatéral et d'affiner l'offre de l'UE pour faire de Cancún un succès.

Dans une déclaration commune publiée à l'issue des travaux, la présidente en exercice du Conseil et la commissaire, déterminées à travailler en étroite coopération, réaffirment leur foi dans le processus de négociation sous l'égide de l'ONU. « Le changement climatique global est l'une des stratégies prioritaires du trio des présidences. Et la Belgique s'appuiera sur le travail accompli par l'Espagne. Ne pas obtenir de résultat concret à Cancún serait inacceptable. Non seulement cela compromettrait la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC) et le rôle du multilatéralisme, mais nous risquerions aussi de perdre le soutien du public à ce processus ». (A.N.)

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